Cité d’après Mainz, op. cit., p
LE MONOPOLE DU COMMERCE ET LES AUTRES PAYS 8i SL le. Russlandsausschuss der Deutschen Wirischaft n°
Pas disparu, c’est, Parce qu’il changea ses objectifs.
du Comité pour les affaires
la Russie (Russlandsausschuss der Deulschen Wirischaft). En raison de là vive opposition que
de principe, au nom de diverses branches nationale allemande.
» CN Vue de se mettre en travers des méthodes Commerciales russes.
Malgré toutes ces précautions, le gouvernement et la presse soviétique prirent nettement position contre le Comité en question.
M. Mikoïan, commissaire du peuple pour le Commerce écrivait : |
«Evidemment, il est loisible au gouvernement allemand de créer toutes sortes de comités. Toutefois, Pour autant qu'il est question de créer un comité ayant pour objet le développement des échanges avec l'Allemagne, nous avons intérêt à ce que cet Organisme ne contrarie Pas notre monopole du commerce extérieur, car nous nous verrons con traints de refuser une telle collaboration. Nous protestons de la façon la plus résolue contre la création d'organismes Spéciaux, dirigés contre notre système commercial. Si un Pays quelconque prenait la décision d’instituer chez lui une sorte de Comité pour la régularisation de son commerce extérieur, cette mesure nous laisserait indifférents. Mais lorsqu'il s’agit d’un comité spécial à l’usage du commerce avec les Soviets, nous ne POuvons n’y pas voir unetentative dirigée contre le système soviétique. … Pour rien au monde
Teitelbaum, 6
nous ne chercherons à développer les relations commerciales avec un pays qui s’efforcerait d’affaiblir notre système commercialt. »
Une tentative similaire faite en Grèce pour rendre obligatoire l'union de tous les industriels et commerçants, échoua complètement, en raison de l’attitude intransigeante du gouvernement soviétique.
Il en fut de même, lorsqu’en 1927, un essai fut tenté pour constituer une sorte d’entente économique internationale contre le monopole du commerce soviétique. Lorsque la presse allemande publia une série d'articles invitant les industriels français et allemands à oublier leur concurrence et suggérant une entente aux sujets des prix de fournitutures à livrer à l’U. R. S. $., l’organe soviétique Ekonomilcheskaia Zchizn riposta en indiquant qu’une semblable entente ne pourrait que « renforcer la position des concurrents de l'Allemagne et de la France sur le marché russe, étant donné que le marché mondial n’est composé uniquement de la France et de l'Allemagne? ».
Lorsqu’en janvier 1928, le Congrès des conseillers du commerce extérieur à Nice, examina la proposition de M. de Monzie, tendant à une entente franco-allemande, au sujet de prix, délais ou garanties, lors de la conclusion d'opérations commerciales avec l’'U. R. S. $., M. Mikoïan que nous avons déjà eu l’occasion de citer, écrivait que la proposition de M. de Monzie conduit, en définitive, à la création d’un cartel franco-allemand contre l'U. R. $. $. et vise le monopole du commerce extérieur de l'U. Re «Cette proposition tend à placer le commerce soviétique dans des conditions qui permettraient à la coalition projetée de dicter ses conditions aux organismes commerciaux soviétiques. Elle tend à affaiblir la faculté de manœuvre de nos représentations commerciales. Nous constatons une tendance manifeste à placer l'U. R. $S. $. dans un état d'infériorité par rapport à d’autres partenaires et à la contraindre à toutes les concessionsÿ. »
1, A. I. Mikoïan, « Le monopole du commerce extérieur et l'importation en U. R.S. S. », Encyclopédie de l'importation soviétique (en russe), vol. I, Moscou, 1929, P. XXII-XXIII.