‹ La Politique Commerciale de L'U.R.S.SChapitre 37 sur 70 · A. I. Mikoïan, op. cit., p. XXI XXII · texte numérisé non relu

A. I. Mikoïan, op. cit., p. XXI XXII

L’intransigeance absolue du gouvernement soviétique sur Ce point se manifesta À nouveau, lorsqu’en 1927, l’on commença à envisager dans divers centres européens, la création d’un « syndicat européen ». La presse soviétique officielle attira l'attention de l'Allemagne sur ce fait que son adhésion à un pareil groupement serait considérée comme une dénonciation du traité de Rapallot.

Afin de conjurer toute coalition internationale contre le monopole du commerce extérieur, le gouvernement soviétique fit insérer une clause spéciale dans quelques-uns de ses accords avec les pays étrangers. Il en est ainsi pour les pactes d'amitié et de neutralité avec l'Allemagne (1926) et avec l'Italie (1933).

L'article 3 du pacte russo-allemand stipule en effet : €S1 à l’ocasion d’un conflit, ou en période de paix, une coalition économique était formée en vue du boycottage commercial et financier de l’une des parties, l’autre partie s’engage à ne pas entrer dans cette coalition. »

De même par l’article 4 du pacte russo-italien, chacune des parties contractantes s’oblige à ne participer à aucune coalition politique ou économique qui puisse être préjudiciable à l’autre partie.

Aussi, il nous faut reconnaitre que jusqu’à ce jour, toutes les tentatives d'opposer au monopole du commerce extérieur soviétique une sorte de « front commun » par la formation de syndicats nationaux ou de coalitions économiques internationales, ont complètement échoué.

Il y a peu de chance, semble-t-il, pour que de semblables entreprises, sur le plan international surtout, réussissent mieux à l'avenir.

1. Voir, Léo Zaïtzeff, « Sowietrussland in vélkerrechtlichem Verkehr » Osi-Europa, septembre 1932, cahier 12, qui estime qu’une concentration économique à laquelle ne prennent part que des particuliers ou des sociétés commerciales n’est pas contraire au traité de Rappalo.

Page 1