Ibidem, p
Teitelbaum. è
Dès la première année du fonctionnement du nouveau régime, la situation économique du pays s’améliora notablement. En raison de la liberté du commerce intérieur, les paysans recommencèrent à vendre leurs produits agricoles. Petit à petit, le besoin se fit sentir pour l'importation d’un grand nombre de produits. Des possibilités d'exportation se dessinèrent.
En raison de ces faits nouveaux, le IXe Congrès des Soviets, tout en maintenant le monopole du commerce extérieur, adopta une résolution dans laquelle il est dit que les sociétés coopératives générales et régionales, ainsi que les autres grandes unions économiques doivent obtenir le droit d’effectuer directement des achats et des ventes à l’étranger!.
En même temps, fut autorisée la création des sociétés mixtes pour l'importation ou l'exportation. Toutefois, la participation du Commissariat du Peuple pour le Commerce extérieur était obligatoire. De plus, une résolution fut adoptée, relativement à l’instauration de tarifs de douane tant à l'exportation qu’à l'importation.
Aussi, voit-on naître à cette époque un grand nombre d'organismes pour le commerce extérieur : coopératives, organes de l’Etat, sociétés mixtes.
Le bureau du VCIK (Comité central exécutif panrusse des Soviets) par un décret en date du 13 mars 1922 donna des précisions. On peut les résumer ainsi : le principe du monopole du commerce extérieur, exercé exclusivement par l’intermédiaire du Commissariat du Peuple pour le Commerce extérieur cède la place au principe du monopole d'Etat du commerce extérieur, sous la direction et le contrôle du Commissariat du Peuple pour le Commerce extérieur. Ce dernier, d’ailleurs, outre ses fonctions de direction et de contrôle, peut effectuer directement des opérations commerciales dans des entreprises qui lui appartiennent en propre, ou pour une grande partie.
En avril 1922, l’U. R. $S. $. réorganise complètement le Commissariat du Peuple pour le Commerce extérieur. On y distingue deux services nettement séparés : le service des