‹ La Politique d'émigration de l'ItalieChapitre 11 sur 113 · QE ZE · texte numérisé non relu

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. 1876 à 1886 Ô o à 1925 (Moyennes) -

a | POLIPIQUE D "ÉMIGRATION DE L'ITALIE +! a Paraguay, nee eommença aussi vers 1870, mais PDT SON: développement ne fut pas très considérable. Après une re f ARE lutte de dix ans, soutenue de 1869 à 4879, contre les forces

diet unies du Brésil, de l'Argentine, et de do. le Paraguay

ae perdit sa plus riche province, celle de Entre Rios et sortit AE épuisée d’une lutte qui arrêta pour longtemps son développesa ment économique. Aussi n’y a-t-il rien d'étonnant à ce que le SE obre d’Italiens établis dans ce pays ne soit que d’environ dE ES ST ES A Bi ae à représente même pas { % de la population de | | cette république.

LE F ADP NET (

ES PS EN = Au Brésil comme dans les autres États sud-américains exa- F nn - minés- jusqu'ici, l'immigration italienne, si elle s’accentua en Fa | ea nombre (et au Brésil, ce ne fut d’ailleurs pas d’une façon consi- Eat Pen 33 “\dérable), diminua cependant progressivement par rapport à dors a. l'immigration totale. Sa part, qui représentait en effet la moitié ut :jusqu’en 1902, ne représentait plus qu’un tiers en 1907 et dimi- RE En SRE encore ensuite. Toutefois, le nombre d’Italiens établis . È NT au: Brésil est très important, en valeur absolue. C’est ainsi qu’en RES 4903: “on en comptait déjà 1.100.000 ainsi répartis : 650.000 dans ei ea | rÉtat de Saô Paulo ; 180.000, dans celui de Rio Grande do Sul; ia + 5 100.000, dans celui de Minas Geraes ; 35.000, dans celui de SRE . — aus de Janeiro; 40.000, dans celui de Espirito Santo; 25.000, | | ‘dans celui de Santa Catharina ; 25.000, dans celui de Parana ; -}145.000, dans le district fédéral ; et 30.000 dispersés. ; LE L !__ Le recensement brésilien de 1920, appliquant le « jus soli », A POSE D SE dénombre 058.405 Italiens, sur une population totale de RE É Si 129. 045.227 habitants, dont environ 400.000 dans l’État de Saô USE Paulo, environ 50.000 dans l’État de Rio Grande do Sul, 40.000 = — | | dans celui de Minas- Geraes, et 20.000 dans le district fédéral : Es LEE le reste étant dispersé.

Use Aux États-Unis, l'immigration italienne prit rapidement uote des proportions très importantes. Le grand mouvement ne date que de 1900 ; mais, dès avant cette époque, il y avait, aux États-Unis, un grand nombre d’Italiens. Les statistiques

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de la ville de New-York — seule — donnent les chiffres sui-

vanis :

SANDER ARSENNES 853 SD er QU 6 SPA tas ASIE 1.610 AS JDN QE 64.141 STD US 3.992 LU Er 182.248

Le nombre total d'Italiens partis vers les États-Unis jusqu’en 1876 est de 50.640, ainsi répartis :

NES ONE RTS pèee Ve duc”: Er V ss EN (

Der 1820: 1890 227: 456 1831 à 1840. ....... 2.213 (dont 1.699 en 1833) 1847..à 1850... 1.872 FO A AROE ES 8.747 4 2 LAON ts Ro) A LE SRE 12.291 (dont 2.893 en 1870) R HOT ATTISUE REA 25.061

En 1900, on comptait 87.714 départs ; en 1905, 252.591 ; en 1913, 305.240 ; ce qui représentait 1/4 de l'immigration totale jusqu’en 1908 ; 1/3 jusqu’en 1912 ; et de nouveau 1 /4 en 1914. Après la guerre, qui arrêta évidemment l'immigration italienne, la proportion de 1/4 s’établissait, de nouveau, en 1921 ; mais à ce moment, les États-Unis, voulant éviter une trop importante immigration de peuples qu’ils considéraient comme inabsorbables, votèrent la loi du « quantum ». Cette loi fixait l'admission aux États-Unis des émigrants d’un pays à un maximum de 2 % du nombre des représentants de ce pays établis aux États-Unis en 1890. Comme le nombre d’Italiens, qui y étaient alors établis, était très faible, le chiffre autorisé annuellement ne fut que de 42.000. Puis, une nouvelle loi restrictive fixa le nombre d’émigrants d’une certaine nationalité, à admettre annuellement, à 3 % du nombre des personnes nées de parents étrangers appartenant à cette nationalité et résidant aux États-Unis en 1920. Le nombre annuel d’émigrants italiens se trouve ainsi réduit à 3.809. Depuis, une loi du 26 mai 1924, qui devait entrer en vigueur à dater du 1€ juillet 1927, mais dont l’application a déjà été retardée, à deux reprises différentes, d’une année, fixe ainsi qu’il suit le «quota» : « le nombre d’émigrants d’un pays, à admettre sur le territoire « des États-Unis, est à 150.000 (1), comme le nombre d’habi- « tants du territoire continental des États-Unis, ayant cette

(1) Il est actuellement question de réduire ce nombre à 80.060.

« même origine nationale en 1920, est au nombre d’habitants « du territoire en 1920. » Le nombre d’émigrants italiens, pouvant être admis annuellement, d’après cette loi, sera ainsi de 5.989. En réalité, après la loi de 1920, l’émigration italienne se détourna des États-Unis ; et, fait assez intéressant, alors que le nombre fixé par le quantum se trouvait à peu près atteint en droit, il ne l'était pas en fait. Si l’on examine, par exemple, les résultats de l’année 1924, on voit que sur les 41.685 émigrants italiens (soit, bien près du maximum de 42.000) introduits dans l'année aux États-Unis, 28.908 revenaient d'Italie après un premier séjour aux États-Unis, et 5.569 étaient des commerçants, des étudiants. etc. Il ne restait donc, en réalité, que 7.208 émigrants nouveaux, arrivés dans l’année (1).

Dans les autres pays d'Amérique, Cuba, Canada, Républiques Centre-américaines, Vénézuéla (2), ete. l’émigration italienne est très faible : quelques milliers d'individus seulement. C’est ainsi que, dans la République de Panama (3), un certain nombre d’Italiens émigrèrent après 1870, et principalement à l’époque où de Lesseps tentait la percée de l’isthme de Panama. C’étaient surtout des ouvriers terrassiers et quelques petits commerçants ; mais la mortalité, parmi eux, fut assez élevée, et comme, depuis 1895, il n’y eut que très peu d’arrivées, leur nombre n’y est, actuellement, que de quelques milliers.

En Australie, il en est de même. D’ailleurs, les émigrants italiens sont. gênés, par toute uné série d’entraves, dans ce pays qui veut restreindre sa population pour conserver à ses natio-

(1) En 1925, 4.486 personnes partirent pour les Etats-Unis avec un passeport italien ; le quota n’est que de 3.845 ; mais comme on peut user du passeport pendant un laps de temps de 4 mois après le visa, et que l’année américaine finit le 30 juin, la différence entre 3.845 et 4.486 est facilement expliquée.

Quant aux 37.162 autres émigrants, qui partirent cette année pour les Etats-Unis,

26.592 retournaient aux Etats-Unis après un premier séjour ; 9.148 voyageaient avec des passeports américains ; 1.322 étaient hors quota.

(2) Au Vénézuéla, il y a environ 6 à 7.000 Italiens.

(3) Qui faisait alors partie de celle de Colombie.

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