‹ La Politique d'émigration de l'ItalieChapitre 44 sur 113 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

a) Les divers accords internationaux sur l’émigration.

Dans la 2e partie, nous avons étudié les lois italiennes régissant l’émigration et nous avons remarqué que dans la période qui s’étendait de 1901 — date de la première grande loi sur l’émigration — à octobre 1922 — date de l’arrivée au pouvoir du Gouvernement fasciste —, la politique italienne s’était principalement efforcée de donner, à ceux qui quittaient leur patrie, le maximum de protection. Mais l’action gouvernementale ne s’exerçait, pour ainsi dire, que pour assurer aux émigrés la sécurité, l'hygiène, et les meilleures conditions de transport, aux prix les plus réduits —, et ne s’occupait pas de conserver à l'Italie ses fils émigrés.

En 1922, s’ouvrit une nouvelle période. Le Gouvernement fasciste — Gouvernement National, s’il en fut — voulut limiter le nombre des partants, de façon à utiliser à l’intérieur leur force productive, pour développer l’industrie et l’agriculture, et faire cesser le scandale qui faisait de l'Italie « un vivier humain ». Mais, en même temps, il s’efforça de conserver à l'Italie, le bénéfice de la nationalité italienne à ceux qui, malgré tout, avaient émigré.

Cependant, si les Gouvernements antérieurs au fascisme s’oceupaient peu de ce que faisaient leurs nationaux, une fois qu’ils avaient quitté le sol de la patrie, un certain nombre d'accords internationaux furent cependant signés, accords qui — peu à peu — embrassèrent toutes les branches de la législation ouvrière. Seuls, restaient en dehors les problèmes de sauvegarde de l’italianité, problèmes qu’essaye de résoudre le Gouvernement fasciste.

Les accords sur l’émigration sont très nombreux :

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