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forme le T^lwrf^la 4'bi§* A fj^té ^^ trouve Hf)ft|1Wié Balber-Boa ; l^ 4i6ij^ du W&lbîfl^ ^ppreïjafft qq^ |^ y|^ de Balber est en péril, font jurer aux plan|(^s ^t %mx }^\f§ de ne lui faire aucun mal: et toutes* les plantes font le $erq[)ei|t, à rexc(3pt|op du gui 4e ptiêne, qiqiQ Ips 4ii|ux ont dédaigné comme tout h faH jr^ffensif. 3^Il)er SH? croy^pt invulnérable, tout son peuple s'amuse h Ij^i Hj^ cer des traits, 4e$ pierres et des flàpbes dPQt |1 çp rft li^r mjSme. Or, le ip^c^ant I^oçh ^y^^^ ^'^^ ^^ br^s 4S l'aveugle Oder avec le gui f^tal, ^alber-Pop tPfWbe pe^t^l de p^rt eu part et meurt. C'est soi) cadavre que l'on v.eit là-bas à côté 4» Ta))ernacle d'ïsis. Enûp, tpfjt ^» fQn4» derrière le tabernacle, on î^perçoit le corps sanglant d'Bi-r ram, dont nQU3 avons raconté la lamentable histoire. 9
Je ne sais si vous avez frémi, mais lorsque^ s'avanç^Ht entre les colonnes, Latuile soulevait le rideau qui captait les terribles scènes, son œil lançait des éclairs, sa voj^ devenait tremblante, et à mesure qu'il nous découvrait les mystères, nous étions tous là : mère Bacbut, Aspasie^ la dlle de cantine, et les soldats, regardant dans le vid^t cberchant le cadavre d'Hiram, le Coffre d'or, la Vénus d'Osiris, le petit Horus. . • Oui, toute ma vie je me rappellerai ces scènes, je verrai cette salle de cantine éclairée d'une lampe fumeuse, ce jambon pendu aux solives, ce poêle où l'on entendait frire le gras-double du souper. Je verrai ces braves soldats à moitié gris embrouillant )/ç meurtre d'HSram avec, celui d'Osiris, se disputant à propos du Coffre d'or, demandant toujours à boire, et quand la cantinière réclamait son argent, lui répondant par 4es signes cabalistiques.
Je verrai la mère Bacbut restant là, tout ébabie, les deux poings sur la hancbe, à écouter ces histoires
extraordinaires; p^is, de tempa en temps, retournant la lècbe-frite ep me faisant un petit signe qui voulait dire : oc Qéci4éinei)t, il y a quelque chose là-dessous !... > Car, en voyapt Tét^t dafis lequel Ç^ l^ mettait, elle s'était peu ^ peu convainciae que Latuile avait un malheur sur 1^ conscience, e^ que toutes ces choses s'étaient passées au tepops de s^ jeunesse. Po^ir e)le» fliram éti^it un mat* tf*e cl^arpentief* qu'il avait ei^ au pays, et }a veuve d'Osiris, une belle dianie à laquelle il avait fai( la cpur; e\ cette idée était ^ellemeQ^ enracinée dans son cerveau qiae, Jpjrsque le pauvre garçon était pufii pour ses Ivresses, 1^ mère Pachut d^sajt ^ l'ofricier : « Bab ! laissez-le ; c'est up pauvre 4'esprit!... Puis, voyez-vous, IJiButenanJ, aJQat^it-e}le tou); b;^, il a toujours cette veuve d^i^s 1^ tête; ^\ je crois bij^n que, d.ap3 un moment de jaloji^sie, i| aura fait up n^auva|s coup, car il cbercbe partout ijn c{tdavre !... »
Or, i^n jour qj^e Latuile venait de soulever le voile magique, ijirrive à la cantine un maréchal ferrant du 5"" escadron, compagnon du devoir, dévorant, je crois, et qui, tout à coup, entendant parler de Jubelas, de Saloippn, du roi de Tyr, reste interdit sur le seuil, dans une attitude d*jépouvante. Ce temple, ce meurtre d'Qir^m, c*est ce qu*on lui a enseigné en un jour terrible. Ce sont Içs mystères 4a compagnonnage... Qael est le traUr^ qui a ravi le secret ?... Il saisit f^atuile, et TeAtr^trie 4aQS les profondeurs du quartier, ou pendant tQute la nuit on n'a plus entendu parler d'eux...
Que s'est-il passé ?... Quelle a été leur stupeur, leur méfiance, reconnaissant que chacun d'eux avait pénétré dans le môme sanctuaire sans faire partie de la niôiiic
religion? Nul n'a jamais osé le demander; mais, ce qu*il y a de certain^ c'est que de là sont venues des querelles, des réconciliations, des haines suivies de nouveaux rapprochements dont l'histoire serait trop longue à raconter. Depuis ce temps, on les rencontrait partout, dans les corridors, dans les escaliers, se poursuivant la nuit au fond des cours et des manèges, parlant toujours d'Hiram, se mettant dans des postures Inconnues au régiment, et, quand un garde d'écurie émerveillé les surprenait tout à coup, s'enfuyant au loin recommencer leurs mystères... Il y avait entre eux plus d*un motif de méfiance : le maréchal ne reconnaissait ni Typhon, ni la veuve d'Osiris... Mais c'était lorsque l'affaire de Jubelas arrivait que La* tuile ne trouvant pas assez d'indignation chez le maréchal, des querelles s'élevaient, bruyantes, terribles !.,. Et tout cela finissait régulièrement à la cantine, où nous les voyions arriver vers 9 heures du soir, disputant toujours, s'asseyant d'abord dans un coin où ils continuaient force gestes, nous regardant avec défiance, parlant tout bas de Jubelas, de Salomon, puis bientôt, élevant la voix : — Houzzé I Houzzé ! disait l'un.
— Âbza ! Abza ! répondait l'autre. Et les bouteilles succédant aux bouteilles, les sanglots reprenaient, et les cris et le désespoir sur la mort de leur maître bienalmé.
— Voilà que ça les reprend ! disait la mère Bachut, qui, entendant toujours parler de la veuve d'Osiris, ajoutait tout bas : Encore c'te veuve ! il faut que le maréchal l'ait connue aussi !
Et le vacarme durait jusqu'à ce que le maréchal des logis de garde les emmenât à la salle de police, où ils se lamentaient toute la nuit, et où, le lendemain matin, les
hommes de poste racontaient que jusqu'au jour on avait entendu un sabbat d'enfer, et qu'on les avait vus furetant sous le lit de camp, sans doute pour y chercher le ca* davre.
Par exemple, ii y a une chose que nous obtenions rarement : c'était la scène des épreuves. Oh, pour cela, il fallait que le maréchal fût bien loin, et que Latuile fût bien gris. Il fallait de. plus un nombre incalculable de bischop, de punch, de vin chaud. Cela coûtait donc trèscher; et, comme nous n'étions pas riches à la chambrée, nous pouvions rarement nous payer cette représehtation-là !
Latuile résistait longtemps; mais une fois lancé il ne se connaissait plus. Il allait et venait à travers la cantine, faisant les demandes et les réponses. < Qui frappe « là? — C'est le profane. — Ose-t-il donc pénétrer dans « l'enceinte sacrée?... — C'est qu'il est né libre et de « bonnes mœurs. -^ Comment vient-il troubler notre « douleur, quand nous pleurons la mort du respectable « Hiram ? — C'est qu'il demande à subir les épreuves. a Frère Terrible, découvrez-lui le sein gauche^ le « genou droite et commencez les voyages ! »
Et comme dans une vision terrible il revoyait le trône du Vénérable avec le dais d'azur^ le Delta dans sa gloire, le disque du soleil et le croissant de la lune. Il voyait le maillet de direction, le chandelier d'or, les sept glaives, la voûte d'acier. C'est l'heure des épreuves. Voilà la caverne où il faut se jeter... Voilà les clous, te siège hérissé de pointes. L'échelle sans fin du haut de laquelle on va le précipiter au milieu des sifflements du vent, du bruit de la grêle, des colonnes de feu et des éclats du tonnerre
(îhQ§€ c^rie^so, q^pn4 nom Usions }e ]\yv^ le lisp^pipain, noi^s voyions i)ieD que ç r^ntré^ dp )^ caverpe c ,ét;^it un cadfe de papiç^* çoinine les cerples 4i| ^^ÇlU^i « que les clous de fer étaient en feutre ; que les filaf^i^s c terribles ^r(aient de la lampe à lycopode ; c\\ip d(ss cy- « liRdre.s ri?PPli|5 d« ^^bjp f^i^^ieftt le ^rfjiit ^e la gr4}e, ç des tppture§ d§ SQJ(Ç le J^puit ^u vept, tandi§ qu# 4es f[ feuilles dis fôli» suspendues ^ la vp4t|^ si^iul^ippt j^§ f éclats 4e J* foîf4re... » Pnfi» tqus le§ trucs 4(3 iips tbéatrjç^ et de nps prestidigitateurs, pii bief), t'^tqDe ^ygit dfi Je lire coiflii^p npijs, mj^is pes jiprei>yes rayajçp^t t^jlfiment frappé qu'une sorte de terreur religieuse s*f|tait à janiais en^paré^ 4<^ ^^^ esprit.
Mop Dieu ! touteis ces choses ff^Q rappellent |^ t^q^pâ le plus joyeux de ma jeunesse, jf'avais vipgt a)is, j'entrais 4ans la vie... Je n'allais point au fond des choses... Ifais comment peindre mo^ étonnement quand, plus t^rd» j*ai reconnu quç ces joyeqs,es folies qui m'avaient tapt fait rirç cbez la mère Sacbut formaient le dogme mystérieux 4e la plus glorieuse religiop de la démocratie?... Comment dire ma stupeur en rencontrant paripi )es F.*, les hommes Ips plus honorables, souvent même, 4e nos ^mis, ce qui, du reste, a toujours été pour moi }e vrai mystère 4u Gri^pd-Orient!
Maintepant, les républicains farouches qui péifëtrent dans nos églises pour tourner en dérision \e cplte du Christ, s*indignent aujourd'hui si on soulève le voile qui enveloppe la veuve d'Osiris; le petit Horus et 3alber- Bon. Eh bien, puisqu'il en est ainsi, que les chrétiens le sachent : Quand ils voient les enfants de Voltaire, les disciples du Siècle, les railleurs et les esprits forts se diri-
ger mystériensement vers une Loge, qu'ils sachent bien que c'est : d'abord pour déplorer le meurtre d'Hiram-Âbi, architecte de Salomon, méchamment mis à mort par Jubelas, Jubelos, Jubelum, il y a trois mille ans, et ensuite pour s'asseoir à un joyeux festin, où; en sablant pieusement le Champagne, les initiés tirent les santés^ chargent les canons en criant : % Salut du glaive ! -- Haut les armes ! — En joue^ feu ! — Bon feu ! — Feu pétillant /. . . — Reposez les armes ! — Le plus pétillant de tous les feux /... » Et où, à force de reprendre les armes et de retourner au feu, ils passent une si délicieuse soirée qu'à la fin ils ont tout à fait le droit de répéter ]a parole sacramentelle du Grand-Orient : c Le Christ a dit : — Mon royaume n'est pas de ce monde. Le francloaçon nip^nd : — Hm royaum est i'ki-bd^* >