M^ HENRI- ROBERT
prix de quel héroïque labeur et de quels sacrifices ! — la terre sacrée de la patrie, sont les maîtres de l'heure. Leur volonté, mûrie par tant de magnifiques efforts, pèsera demain dans la balance pour imposer des directions nouvelles et susciter, par leur exemple vivant, des énergies réparatrices.
Mais qui sait, qui sait ce qu'enferme à cette heure l'âme du combattant?
Qui peut pressentir l'espoir que nourrit, pour après la victoire, le paysan, l'ouvrier, l'artiste, l'intellectuel, le mondain? Son retour dans la Répubhque du travail, comme disait Georges DesplaSj réduira-t-il à néant les vieilles querelles d' avant-hier?
C'est ici que l'éminent Bâtonnier a bien raison de se défier des jugements prophétiques et des pythonisses présentes et futures.
Que l'on veuille ou non rivaliser avec M°^® de Thèbes ou avec Fraya, on peut prévoir sinon des modifications profondes, du moins une concentration des esprits sur des problèmes qui surgissent de toutes parts.
Revenons vers nos législateurs. La vie de demain les préoccupe. N'est-ce pas vers eux que se tournent et se tourneront souvent les regards du peuple laborieux dont, plus que jamais, les besoins devront être étudiés et les efforts encouragés?
Quelle est, sur ce thème — si simple et si vaste ! — de notre enquête, l'opinion du Rapporteur général du Budget à la Haute Assemblée?