M. AIMOND
« Il faut refaire du sang nouveau ».
Nous l'avons sollicitée de M. Aimond, Sénateur de Seine-et-Oise, dont l'autorité en matière financière est légitimement appréciée. Ceux qui sont chargés de l'administration des finances publiques ont une tâche formidablement lourde, à laquelle tous les cerveaux ne sont pas préparés. Il faut à cet œuvre difficile un esprit net et précis que les fails intéressent bien plus que les formules.
Délaissant, peut-être pour les mêmes raisons que M 6 Henri-Robert, la première partie de notre questionnaire, M. le Sénateur Aimond va droit à la question qu'il considère comme la plus digne de notre sollicitude aujourd'hui et demain :
La question économique, veut-il bien nous déclarer, devra fatalement prendre le pas sur les questions politiques et occuper la première place dans le programme des partis.
Nous allons sortir de cette guerre anémiés par la perte d'un sang généreux, anémiés également par l'immobilisation en placement en rentes sur l'État
(1) M. Aimond est décédé en mars 1917.
d'un capital de cent milliards : anémiés enfin parce que ce capital a été dépensé en matériel de guerre, en explosifs ou en achats à l'étranger.
Il nous faut donc :
Refaire du sang nouveau;
Transformer en usines de paix nos usines de guerre;
Tirer parti des immenses ressources de notre sol.
Voilà le programme de demain qui laissera loin derrière lui tous les programmes politiques.
Refaire du sang nouveau, ce ne sera pas seulement guérir les plaies, panser les blessures, ranimer par des réformes sociales les cœurs et les cerveaux, ce sera, aussi et surtout, résoudre le problème angoissant de la natalité française, qui hante aujourd'hui des hommes de tous les partis, depuis M. René Bazin jusqu'à M. Léon Bourgeois et M. Charles Richet.
Quant à obtenir des immenses ressources de notre sol tout le rendement possible, point n'est besoin d'attendre d'avoir vaincu le Barbare. La réquisition civile, dont M. Henry Bérenger est l'un des partisans les plus convaincus, permettra peut-être certaines réalisations effectives.
M. Aimond effleure, dans sa réponse, une question palpitante, nous voulons parler de la question fiscale. Un jeune Parlementaire du Palais-Bourbon, qui semble s'être fait depuis quelques années une spécialité de l'étude de ces problèmes délicats, y touche plus directement dans l'interwiew qu'il nous a accordée avec une courtoisie fort empressée.
M. A. de MONZIE
« Un reclassement général des hommes et des idées » Vers le réalisme démocratique ».
C'est dans son appartement du quai Voltaire que nous trouvons le distingué Conseiller général et Député du Lot. M. de Monzie est républicain socialiste, mais il n'est inscrit à aucun groupe. Il y a ainsi à la Chambre des Députés quelques parlementaires qui ne peuvent subir la géhenne d'un groupe quelconque. M. Aristide Briand, M. André Lefèvre, M. Guist'hau sont, dit-on, de ceux-là. Il arrive parfois que des collègues font comme eux... s'échappent, les suivent et malgré eux le groupe se reforme.
Ironie du sort qui ne veut point qu'en poHtique il y ait de Robinson Crusoé.
M. de Monzie a été à deux reprises Sous-Secrétaire d'État de la Marine marchande — le premier — et ses travaux sont déjà nombreux. Grand, le regard aigu derrière le lorgnon, il est affable, bienveillant, ouvert. Dans une discussion, si aride soit-elle, il connaît l'art de rompre « l'os médullaire » et d'en extraire en se jouant la « substantifîque moelle », dont il vous sera difficile de ne pas être satisfait,
sur-le-champ. M. Alfred Gapus a écrit un jour : « M. de Monzie est un esprit net et dur et qui se plaît aux saillies amères. » ^
L'auteur de V Adversaire et des Mœurs du temps est un psychologue averti; mais cette « netteté et cette dureté » qu'il constatait chez M. de Monzie au lendemain d'une discussion à la Chambre sur le problème économique et la question du blé, qui sait s'il ne conviendrait pas qu'en temps de guerre nos hommes politiques et nos directeurs d'opinion en fussent les dépositaires et les distributeurs?
« Le vrai, le vrai seul », disait Sainte-Beuve, et M. de Monzie nous dira : « Le parti que je prévois, au sortir de l'épreuve pour la fraternité française, sera brutal afin d'être sincère (1). »
M. de Monzie n'a pas l'humeur atrabilaire d'Alceste; il s'accommode de la vie sociale et de ses conventions, mais il veut être un réahsateur. Il nous en fera l'aveu lui-même; bien mneux, il fournira des preuves de son esprit de réalisation.
Nous admettrons, par conséquent, sa sincérité qui doit être brutale pour donner son plein, pour s'afïîrmer, pour nous éclairer, nous, spectateurs parfois désemparés. Et pour nous convaincre, M. de Monzie, cHnicien pénétrant et homme d'action par surcroît, saura alKer, dans une éloquence persuasive, le brillant d'une parole châtiée à la sohdité des vues où le bon sens ne succombe pas sous la har-
(1) « La Renaissance » où M. A. de Monzie a publié de remarquables études sur le Réalisme démocratique.
diesse. On peut le classer parmi les réformistes qui surveillent d'un regard attentif, d'un esprit méthodique, clairvoyant et net, l'évolution des phénomènes sociaux. Ses projets et propositions de la loi sur les Bourses de commerce, sur la régie des pétroles et des cafés, ses interventions nombreuses à la tribune de la Chambre ont déjà prouvé quel labeur utile il a su accomplir au Palais-Bourbon. Il s'est adonné plus particulièrement à quelques questions qui concourent à cette « Renaissance nationale » qui exigera après la guerre la mobilisation intellectuelle et sociale de tous les Français. Il a dénoncé, sans ambages, l'erreur des formules trop étroites qui étriquent W cerveaux et paralysent l'efïort. Et le l^r octobre 1916, à Marseille, préconisant la création d'une Ligue navale, il exposait un programme maritime dont certaines parties correspondent de manière cohérente au thème m.ême de cette enquête.
Il est et sera donc du nombre de ces législateurs qui regarderont comme indispensables les réformes qu'exigera la réorganisation de notre patrie. Enregistrons son avis, que 'colore et qu'inspire cette « philosophie du parti républicain », dont parlait M. Debierre :
La question que vous voulez bien me poser me paraît fort intéressante et mérite attention. Elle suggère des réflexions multiples dont le développement dépasserait certainement les limites de votre enquête.
A proprement parler, le problème ne se pose pas. Il n'est pas possible, en effet, que les partis politiques
ne se reforment pas après la guerre. Certains d'entre eux avaient épuisé leur programme avant l'épouvantable tragédie actuelle qui a démenti les hypothèses dont quelques-uns avaient fait des certitudes.
Il n'est pas possible que des partis vivent dans la « rétrospective ». Or, on a^vécu dans la rétrospective. Vous en avez un exemple assez caractéristique dans la querelle autour de Jeanne d'Arc, dans le besoin éprouvé par certains partis de se répartir selon des conditions historiques, dans la querelle des radicaux et des modérés au sujet de la Révolution française.
Il y aura, à cette classification nouvelle des partis, ou, du moins, à cette formation nouvelle une raison dominante : la nécessité de vivre mettra au premier plan des problèmes et des solutions qui semblaient voués au labeur lent et patient des Instituts.
Donc, il y aura de nouveaux partis politiques; ils sont déjà en voie de formation.
Observez les glissements psychologiques qui se sont produits depuis quelques mois : tel député breton élu sur programme libéral ne craint pas de s'associer, soit dans une opposition négative, soit dans une action positive, à des républicains hardis: en temps de paix, il eût été loisible aux chefs de clan de refuser à ceux-là le droit d'évoluer.
En temps de guerre, ce serait prétentioH vaine et personne n'y songe.
Il y aura, et à une prochaine date, un reclassement général des hommes et des idées. Et, s'il faut espérer que la logique ait une part prépondérante dans ce reclassement, il est à présumer que le critérium nouveau sera emprunté à l'économie politique, bien plus qu'à l'idéologie politique.
J'entends par là qu'il y aura deux grandes catégories d'esprits :
les uns qui chercheront et offriront des formules nettement révolutionnaires pour répondre aux exi-
gences d'une situation qui sera, en effet, révolutionnaire ;
les autres qui s'efforceront de défendre les avantages et les privilèges du « statu quo » et qui, par égoïsme de classe, par lenteur de pensée ou par étroilesse de vues, seront les conservateurs de l'avenir.
Ne croyez pas qu'il soit difficile de recruter les conservateurs sociaux. Leur clientèle sera faite, non pas seulement de ceux qui se refuseront aux transformations théoriques, mais encore du grand nombre de ceux qui, ayant admis la nécessité de ces transformations théoriques, hésiteront, se déroberont ou s'insurgeront aux premières tentatives faites pour les réaliser dans l'action et dans la loi.
Exemple :
Si l'on pose en principe que le budget d'après la guerre implique la création de « monopoles fiscaux » ou, pour parler plus largement, d'un vaste étatisme, vous trouverez, pour accueillir ces prémices, une multitude de bonnes volontés.
Mais quand il s'agira de conclure, c'est-à-dire de mettre en régie intéressée les pétroles, les cafés ou tels autres produits, les rafflneurs vous déclareront tout de go qu'ils admettent le monopole pour les assurances, tandis que les assureurs se déclareront favorables au monopole de l'alcool.
Chaque effort de réalisation ameutera les intérêts qui, peu ou prou, se tiendront pour lésés.
Les conservateurs sociaux recruteront leurs troupes parmi ces diverses sortes de mécontents qui seront, si vous le voulez bien, assez semblables psychologiquement aux tisserands du temps jadis, quand ils brisaient le métier Jacquart pour résister à un progrès momentanément dommageable à leur travail personnel.
Je ne prétends pas que la vie pubhque soit entièrement absorbée par ces « whigs » et ces « tories »
sociaux de demain, car il me paraît certain que plus tard l'action des partis sera contrebalancée par celle de ligues, c'est-à-dire de groupements ayant un objet limité, servant un programme, soit professionnel, soit corporatif, en marge de la grande politique. Je vous signale l'admirable livre d'Ostrogorski, sur la Démocratie et les Partis politiques, traduit en français par Clarke, dont les conclusions n'ont pas été, à mon gré, suffisamment vulgarisées pour le public français. Vous y trouverez signalés, mieux que je ne pourrais le faire, les dangers et les vices d'un régime démocratique fondé sur la prépondérance des partis.
Le Parti tend à l'hégémonie et au clientélisme, s'il ne rencontre pas la contradiction et le stimulant des ligues.
De même, la notion d'État disparaîtrait si le pouvoir était dispersé aux mains des ligues, voire de corporations qu'aucun idéalisme supérieur ne dominerait.
C'est par la coexistence des partis et des ligues que peut s'équilibrer l'organisation d'une démocratie. La nôtre est taxée d'impuissance, et la seule façon dont nous puissions réfuter toutes les critiques, consolider le crédit républicain, magnifier les espoirs de nos ancêtres, consiste à démontrer qu'une démocratie peut faire vite et bien, réduire ses délais de procédure, prendre en charge des compétences et des méthodes. La politique de rendement, voilà ce qui est à inaugurer; c'est le salut, c'est le devoir.
Il y aura donc, d'après l'argumentation de M. de Monzie, un classement nouveau des partis. A ce monde transformé qui sortira sans doute d'une guerre épique, et sanglante, il faudra, comme disait Tocqueville, une « science politique nouvelle ». Et
nous serons bien obligés de pencher sur des réalités tangibles nos esprits en fermentation d'idéal, préoccupés par des réalisations qui ne seront point que des apparences et soucieux — pour vivre — d'appliquer sans retard des méthodes qui ne soient pas contraires à la logique des faits.
« La démocratie, disait précisément en 1912 Ostrogorski, auquel M. de Monzie fait allusion, ne peut pas être sauvée, comme le croyant selon certaines religions, par la foi seule; ce sont surtout les œuvres qui importent. L'esprit public doit être agissant, voire militant : le citoyen doit être toujours sur la brèche, le regard fixé sur la chose publique, et prêt à lui donner avec désintéressement son temps et ses efforts. »
Et parlant des ligues, Ostrogorski ajoute : « Ces ligues supplanteront-elles les partis permanents — changement que je considère comme vital pour la démocratie — cette question n'est pas pour le moment la plus importante. Le Gouvernement démocratique qui étouffe dans le régime de partis demande, exige un mode d'action plus élastique, plus flexible. »
Acceptons l'augure d'une coexistence — utile — des Hgues et des partis. Il y aura,, apparemment dans celles-là, ce qu'il n'y a pas toujours dans ceux-ci, la recherche, la connaissance, la réalisation de problèmes répondant à des besoins pratiques.
Où est recueil? Si nous en dissertions ici, nous aurions l'air, peut-être, de faire, à notre tour, de l'idéologie. Et l'on n'ignore pas où l'idéologie peut entraîner des hommes même non politiques. Si
5o LA POLITIQUE DE DEMAIN
l'organisation de la démocratie nouvelle, entrevue, prévue, appelée par M. de Monzie doit la supprimer cette idéologie un peu brumeuse (le Temple des lois sociales n'est pas un Hôtel de Rambouillet ni une Académie), si la fonction des masses groupées, organisées, doit, non pas intimider, mais stimuler les gouvernants, et si, à côté de tant d'autres aperçus signalés par M. de Monzie, le critère du mérite personnel parvient à corriger nos tendances « gérontocratiques » (Ulysse et Nestor furent-ils vraiment des hommes d'action?), il y aura, il faut l'avouer, quelque chose de changé en France après la guerre. Les plus fidèles disciples de la (f tradition » ne s'en plaindront pas, espérons-le.
« La France, qui se connaît, à l'heure présente, comme Syndicat de volontés groupées autour d'un idéal à défendre ou à réaliser, connaîtra peut-être demain la concorde et l'accord pour les œuvres de paix. »
Les « poilus », pour nous servir du vocable usuel, ne rentreront pas avec un appétit et une ambition brisés. Ils auront appris à une rude école; ils auront compris et ils garderont le sentiment qu^ leur héroïsme doit se payer de réformes, non de mots. N'obéissons pas au penchant trop français qui nous a poussés à nous dénigrer nous-mêmes et n'insistons pas sur cet aveu tant de fois répété au club, dans les meetings, dans les salons, dans la presse : Nous nous payons de mots.
Le réalisme démocratique de M. de Monzie, joint à d'autres déclarations imbues du même esprit^
nous enseigne qu'agir vaut et vaudra mieux que parler. Agissons. C'est le mot d'ordre de ceux à qui les terribles leçons de l'expérience commencent à ouvrir les yeux, c'est ce que pensent de la politique de demain Ceux qui pensent.
M. LAFFERRE<'>
« Il faut une France riche et fraternelle ».
Député de l'Hérault, ancien universitaire, ancien Ministre du Travail, M. Lafîerre est rompu à toutes les questions parlementaires, nous allions dire à toutes les « ficelles » des discussions parlementaires. Il collabore à d'importantes commissions. Il a des idées précises. C'est un convaincu, mais un convaincu qui ne heurte point son contradicteur. A qui l'a entendu dans les Congrès ou à la tribune de la Chambre, il apparaît comme un conciHateur qui, dans leS questions rétrospectives ou actuelles susceptibles de diviser les républicains, aura tout naturellement sur les lèvres les paroles d'union nécessaires : « Messieurs, il est possible de nous entendre. » Ce n'est point là longanimité pure, c'est la marque d'un bon vouloir évident.
Nous aurons, nous avons besoin de beaucoup de bonne volonté, d'aucuns diront d'une grande, d'une sohde volonté :
La réponse aux questions que vous me' posez exigerait de longs développements.
(1) M. Lafîerre est Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Artiî.
Oui, il y aura après la guerre un changement profond dans l'orientation de la politique si les formations politiques actuelles veulent continuer à vivre et à faire vivre le régime parlementaire qui, malgré ses défauts, est la sauvegarde indispensable de la vie nationale.
Pour réparer les ruines qu'une guerre, même victorieuse, aura semées dans ce pays, pour refaire la France épuisée par un effort surhumain, les partis devront se rapprocher, afm de mettre en commun ce qui les unit, en écartant ou en ajournant ce qui les divise. Entre eux il y aura moins une concurrence et une rivalité qu'une émulation féconde pour le bien du pays. Il y a entre les hommes qui se réclament de la liberté et de la patrie un fonds commun d'idées et de doctrines qui peut amener, sinon une fusion complète, du moins une étroite association.
Je ne vois de difficultés que du côté des partis anticonstitutionnels, qui voudraient profiter de la guerre et du mécontentement irraisonné qu'elle sème dans un grand nombre d'esprits, pour restaurer le pouvoir personnel.
Le parti de l'Internationale ouvrière, s'il sait borner son ambition à réaliser plus particulièrement les ententes internationales pour l'amélioration concomitante du sort des travailleurs de tous les pays, s'il renonce à la mortelle lutte de classes, qui fait germer la méfiance et la haine entre les citoyens d'un même pays, peut encore tenir une place honorable dans l'œuvre française à accomplir. Il lui suffira de reprendre la tradition du socialisme français, qui ne séparait pas la grandeur de la patrie du succès de la classe ouvrière.
Certes, les questions économiques et sociales seront au premier rang de nos préoccupations. Il s'agira de développer la production nationale et de développer l'expansion française. Il faudra faire une France riche et une France fraternelle. Mais son
M. LAFFERRE 55
développement économique et social suppose rattachement obstiné aux grands principes do la liberté de conscience, de la libre discussion, de la lutte contre tous les dogmatismes, qui ont toujours tué l'initiative et la responsabilité et abaissé la valeur morale et la fierté féconde de la pensée humaine.
Voilà ma pensée en quelques phrases.
Le problème est ici vu de haut, dans sa substance, sous son aspect politique et moral. Une des conséquences de la guerre sera, peut-être, de neutraliser singulièrement ces partis anti-constitutionnels que M. Lafïerre aperçoit aussi bien à droite qu*à l'extrêmegauche. Et il s'effraie, par avance, avec juste raison, de « la mortelle lutte des classes », qui, d'après Lysis, « était barbare et se retournait contre le travailleur ». Nous verrons plus loin, notamment dans l'interwie w de M. Jules Bernard, que l'on peut, que l'on doit espérer la collaboration féconde du capital et du travail. A côté de cette entente, M. Lafïerre dégage — et nous nous y attendions — la philosophie du parti républicain, pour lequel les m.ots : hberté de conscience, lutte contre tous les dogmatismes, ne sont pas et ne doivent pas être une entité négligeable. Notre honorable interlocuteur recommande une union féconde des partis démocratiques pour le bien du pays tout entier. Il s'est à plusieurs reprises, nous le savons, loyalement employé à cette tâche. La guerre qui a instauré — est-ce fiction ou réalité? — V Union sacrée, verra peut-être la réalisation du souhait de M. Lafïerre.
En attendant, il nous faut quitter le domaine un peu abstrait où nous a conduit le député de l'Hérault pour reprendre avec M. Paul Meunier, député de l'Aube, un point de la déclaration de M. Debierre.