M. JULES BERNARD
<( Les grands groupements.
La participation aux bénéfices.
Entente entre le capital et le travail. »
Ce n'est pas seulement dans les milieux politiques et dans les Académies que l'on se préoccupe de chercher et de trouver ce que M. Paul Bourget appelle (( les directives de l'esprit de paix ».
Nous avons essayé et nous continuons d'en déterminer quelques-unes en solHcitant les conseils, réflexions, impressions de plusieurs personnalités compétentes, législateurs, hommes publics, savants, qui ont mis leur confiance et leur foi dans un idéal de démocratie où les vertus guerrières de courage et d'audace ont leur place à côté des vertus de labeur, de paix, de civilisation et de progrès.
A l'heure actuelle, si tragique et si pesante de responsabilités et de devoirs, les plus autorisés apparaissent comme devant exiger des autres et d'euxmêmes une vision plus réahste des choses. Il nous a paru nécessaire, afin de diriger et de préciser quels devoirs nous incomberont -— et aussi de remédier aux conséquences multiples et complexes d'une lutte à outrance où les buts de guerre ne compenseront
gB LA POLITIQUE DE DEMAIN
pas immédiatement les buts de paix, de consulter quelques-uns des agents de la haute industrie et du commerce — bases essentielles de notre relèvement.
Nous nous sommes adressé à M. Jules Bernard, Président du Conseil d'administration des Usines métallurgiques des Chantiers de la Basse-Loire, qui, depuis longtemps, affirme une autorité, un esprit <rinitiative et d'organisation auxquels tous ceux qui savent ses efforts s'accordent à rendre homm.age.
Lorrain de naissance, M, Jules Bernard a consacré son intelligence et son activité à des études positives qui ont fortifié son jugement et mûri son expérience. On sait, depuis la guerre surtout, quelquesuns des services que des hommes de cette trempe ont rendus au pays. Il faut qu'on le sache davantage encore.
Dans toute la force de l'âge, l'allure énergique d'un officier de cavalerie, le geste sobre, la parole nette, précise, pertinente, M. Jules Bernard n'a qu'un goût modéré pour les enquêtes et les interviews. On perd beaucoup de temps à répondre aux unes et aux autres. Et le temps est précieux. Time is money, disent les Anglais. M. Jules Bernard le répète. Aujourd'hui à Paris, demain à Saint-Nazaire, quelques jours après à Cardiff, à Londres ou iras los montes, il a des dons protéiformes, quand il s'agit d'une idée à réaliser, d'une organisation à parachever, d'ordres à faire exécuter.
Des qu'on a l'honneur de l'aborder, la glace est