‹ La Politique de l'incohérenceChapitre 6 sur 20 · TS NET ES RENE CES · texte numérisé non relu

TS NET ES RENE CES

le ministère Clerenceau la marine française êtes reli ieuses dans le Levant.

)peler que, même sous l’administration de M. Clémenceau, té marine française célébrait les fêtes du rite orthodoxe dans le Levant, non moins mn les preuves suivront, que les fêtes du culte catholique. Ces faits rectifient l'erreur commise par M. Clémenceau lui-même qui écrivait dans L’Æomme Libre, sur la foi du commandant Hautefeuille, que nos navires ne se sont jamais associés à une cérémonie de la religion orthodoxe.

D'autre part, l’assistance de nos bateaux allait jusqu’à transporter nos agents diplomatiques à des cérémonies religieuses. Un rapport envoyé de la Sude le 13 mai 1908 par le capitaine de vaisseau Jezequel en témoigne clairement :

Rapport du capitaine de frégate Jezequel.

Le mercredi 6 mai, à 7 heures du matin, deux ministres et le consul de Sura, M. Robin, se sont embarqués à bord du Faucon et nous avons fait route aussitôt pour Timos, où nous avons mouillé à 8 h. 15, à 200 mètres environ de l'extrémité de la jetée est-ouest, à peu près dans l'alignement des candélabres de l’entrée du port.

« En revenant du couvent, le ministre s’est arrêté à la grande église de Timos, lieu de pèlerinage très honoré dans le monde orthodoxe el où il a reçu le meilleur accueil.

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« Le gérant du consulat général m’a fait aussi savoir que bientôt aurait lieu l'inauguration de la nouvelle église catholique de Candie et qu'ayant été autorisé par le département des Affaires étran gères à y assister officiellement, il me demandait à prendre passage sur le Faucon pour se rendre à Candie. »

Le capitaine de vaisseau Jezequel note à son journal de bord :

« Départ de la Sude pour Candie, pour assister à l'inauguration.

| « Le Faucon a quitté la Sude le mercredi 10 juin, à 6 heures 45 du matin, pour conduire à Candie, à l’occasion de Finauguration de la nouvelle église catholique, le consul général de France et ses invités : le colonel commandant supérieur des troupes internationales, deux capucins, un Frère de la Doctrine chrétienne et deux Sœurs de Saint-Joseph de | l’Apparition. | « Le consul général et ses invités sont descendus | à terre peu après. L’agent consulaire m’a fait alors sa visite officielle ; nous l’avons salué à son départ de cinq coups de canon.

« Le jeudi 11 juin, à 9 heures du matin, a eu lieu la cérémonie de l’inauguration de la nouvelleéglise catholique de Candie.

«À la demande du consul général, le Faucon avait envoyé à l’église un piquet d'honneur en armes commandé par un enseigne de vaisseau. Les troupes anglaises et crétoise étaient aussi représentées par des détachements armés.

« À 10 heures 30 (c’est vraisemblablement l’heure

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de l'élévation) le pavillon national a été arboré sur l’église et le Faucon a fait en ce mome ent, ainsi que l'avait demandé le consul général, un salut de vingt et un coups de canon.

« Après la cérémonie, le consul général, le colonel et moi, nous avons été retenus à one par le délégué apostolique et les capucins qui ont été aussi aimables que possible et ont témoigné au consul général toute leur reconnaissance pour la brillante protection que leur donne notre pays.

Le dimanche 7 juin, je me suis rendu, sur l'invitation de notre consul général, à la messe consulaire célébrée, à 10 heures du matin, à l’église catholique de la Canée, à l’occasion de la fète de la Pentecôte. »

Ces extraits d’un rapport du 13 novembre 1908 ne sont pas moins suggestifs :

Le 1 novembre, à l’occasion de la Toussaint, j'ai assisté, en compagnie de trois officiers, à la messe consulaire traditionnelle.

Le 3 novembre, une messe a été célébrée à la chapelle du cimetière catholique de la Canée, pour le repos des militaires et marins internationaux morts en Crète : cette messe a été suivie de la bénédiction des tombes.

« Tous les consuls et toutes les autorités civiles et militaires ont assisté à cette cérémonie religieuse, à laquelle divers contingents internationaux et les stationnaires s'étaient fait représenter par une délégation. »

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