‹ La politique de la GrèceChapitre 10 sur 11 · I. Constitution grecque, article · texte numérisé non relu

I. Constitution grecque, article

la Cour royale**, et malgré son maintien dans le ministère reconstitué, l'opposition se contenta de déclarer qu'elle s'abstiendrait d'assister aux séances. Elle prit cette décision afin de rendre possible le vote par les amis du gouvernement2 des projets de lois les plus urgents, et afin d'éviter de nouvelles élections jusqu'à la démobilisation.

Toutes ces concessions de l'opposition n'ont pu détourner le gouvernement de sa coupable résolution de procéder à la dissolution immédiate de la Chambre et aux élections, à l'heure où tous les mobilisables du royaume se trouvent sous les armes, et alors que le maintien de la mobilisation prouve que le gouvernement craint de se trouver, malgré lui, dans la nécessité de faire la guerre pour défendre l'intégrité territoriale de notre pays.

On avait pu croire que cet ancien régime avait été aboli par la révolution de 1909. Il a essayé une première fois de revivre avec le ministère du mois de février^. Battu aux élections, ce régime concentre aujourd'hui toutes ses forces dans un effort suprême pour supprimer les libertés du peuple, car il ne peut vivre que par la suppression de ces libertés.

A quel moment et dans quelles conditions est-il procédé à ces élections ? Un grand nombre de députés du parti libéral se trouvent sous les drapeaux et, par conséquent, dans l'impossibilité de prendre part à la campagne électorale. Tous les hommes mobilisables sont sous les drapeaux. Ne sont appelés aux urnes que les vieillards, les réformés, les non déclarés, les mutilés. Voilà ceux qui, seuls, à l'exclusion des autres, décideraient par leur vote du sort de la nation ! Non seulement le gouvernement maintient sous

1. Le général Ianakitsas, ministre de la Guerre, fut nommé, le lendemain de l'incident auquel fait allusion le manifeste, premier aide de camp du Roi.

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