PREMIÈRE PARTIE
A la séance du 21 Sept. 4 Oct., 1915
A la date où s'ouvre cette séance, Vénizelos est revenu au pouvoir*, rappelé par le roi Constantin, après les élections du 13 juin 1915 qui suivirent la dissolution de l'ancienne Chambre vénizeliste et qui, en ramenant au Parlement grec une majorité de 185 libéraux, désignèrent au choix du souverain leur chef, comme Premier ministre. A Salonique, ont débarqué les premiers contingents français accourus au secours de la Serbie attaquée par les Austro-Allemands et menacée par la mobilisation bulgare2.
Plusieurs députés de l'opposition s'en sont émus et sont montés à la tribune protester contre ce débarquement, dans la crainte que cette « violation de la neutralité hellénique » n'entraîne la Grèce dans le conpZit européen ; d'autres, à ce propos, ont voulu amener le débat sur le traité gréco-serbe qui ne doit pas jouer, en l'espèce, ontils soutenu, à cause du caractère « européen » et non « balkanique » de la guerre où est impliquée la Serbie ; le dé-
i. Vénizelos avait une première fois quitté le pouvoir, en février 1916, étant en désaccord avec le roi sur la politique extérieure, pour faire place à un cabinet Gounaris.
2. A la mobilisation bulgare, avait immédiatement riposté la mobilisation grecque, dont le décret sur la proposition de M. Vénizelos, fut signé par le roi Constantin le a3/io sep.