‹ La Politique des ContinentsChapitre 2 sur 48 · MON · texte numérisé non relu

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à 8 milliards en 1929, à 9 milliards et demi en 1930 et à près de 12 milliards en 1931.

Ce déficit est dû uniquement au déclin considérable de nos exportations. Nos importations sont restées à peu près stationnaires. Elles se sont élevées à 58 millions de tonnes en 1931 contre 59 millions en 1929. Par contre leur valeur a beaucoup baissé ; 58 milliards de francs en 1929, 42 milliards en 1931.

La situation peut donc se définir ainsi : la valeur de nos exportations n’a pas diminué, par contre leur volume s’est considérablement réduit ; quant à nos importations elles ont diminué en valeur mais non, en volume. Voilà un premier point à considérer.

La seconde observation est que par suite du ralentissement de notre industrie, nos importations de matières premières ont baissé, mais nous avons eu des importations tout à fait anormales de produits alimentaires. Voici quelques chiffres cités par M. Augé-Laribé (1) : « Nous avons eu en 1929 pour les bestiaux un excédent des exportations sur les importations de 262.818 quintaux ; il s’est transformé en 1931 en un excédent des importations de 1.490.833 quintaux. Pour les œufs 1929, excédent d’exportation : 72.585 quintaux, 1931, excédent d'importation : 320.481 quintaux. Pour le beurre : 1929, excédent d’exportation : 31.612 quintaux ; 1931, excédent d'importation : 135.172 quintaux. Pour les légumes frais : 1929, excédent d’exportation : 81.562 quintaux ; 1931, excédent d’importation : 299.486 quintaux ».

(1) Michel Augé-Laribé. Observations sur le système des contingents d’importation. Europe Nouvelle du 16 avril 1932.

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