‹ La Politique des ContinentsChapitre 39 sur 48 · DER · texte numérisé non relu

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teint depuis le début de l’année 230.353 quintaux, contre 122 seulement dans la période correspondante de 1929. De même pour les viandes de bœuf, les importations sont passées, dans les mêmes périodes, de 62.174 quintaux en 1929 à 319.442 quintaux en 1931. En ce qui concerne le beurre, les chiffres sont respectivement de 139.000 quintaux en 1931 contre 32.000 en 1929 ».

M. Jean Proix s'exprime ainsi : « Concurremment à l'accroissement du volume des importations, on a justifié les contingentements, dans quelques-uns des cas qui viennent d’être cités par le fait que les marchandises importées se présentaient sur le marché intérieur, en dépit des droits de douane, sinon toujours à des prix de dumping, du moins à des cours plus bas que ceux que la production nationale doit pratiquer pour être rémunérée ou simplement pour se maintenir en activité » (1).

L’élévation des droits de douane serait un remède insuffisant

Pour arrêter cet afflux de marchandises qui ont déferlé sur le marché français, les partisans de la politique des contingents prétendent que l'élévation des droits du tarif serait impuissante (2).

M. Louis Rollin s’exprime ainsi : « Relever le tarif douanier ? La mesure était inefficace et dangereuse : inefficace, car dans cette période de crise, aucune barrière douanière, à moins d’être une muraille de Chine, - n’est assez haute pour arrêter l’écoulement des énormes stocks accumulés ; dangereuse, parce qu’elle tend à organiser la vie chère sur le marché intérieur et à aggraver le désordre sur les marchés étrangers, qui n’hési-

(4) Rapport cité.

(2) Nous avons déjà examiné l’aspect juridique de la question. Nous nous plaçons ici au point de vue économique et pratique.

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