‹ La politique du sultanChapitre 3 sur 106 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

lectuel et scientifique, est demeurée presque nulle dans le domaine politique. Les correspondances de l'étranger, c'est la partie des journaux la moins lue; c'est de politique étrangère que l'on parle le moins dans les conversations politiques. Même le parlement est singulièrement discret en ces matières ; il sait qu'il les connaît mal ; il ne fait pas d'efforts pour les apprendre. D'ailleurs, il y a toujours quelque autre chose qui l'occupe.

Depuis qu'il y a un parlement en France, des idées, des passions, des intérêts n'ont pas cessé de s'y heurter. L'usage de la liberté politique est accaparé par ces luttes, et l'on dirait que les affaires étrangères sont soustraites à cette liberté. 11 faut ajouter que nous sommes devenus très prudents et méfiants en politique extérieure ; nous pensons volontiers qu'il nous a coûté cher de nous mêler des affaires des autres, et qu'il est mieux de laisser ces autres se débrouiller eux-mêmes, comme s'il y avait pour un grand pays des affaires où il ne fût pas plus ou moins intéressé. Et puis tout le

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