‹ La politique du sultanChapitre 4 sur 106 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

monde sait qu'un acte de poKtique étrangère ne se discute pas si librement qu'une loi sur les sucres, et qu'il faut pour parler des affaires extérieures metlre une sourdine à la trompette. Toutes ces raisons, mauvaises ou bonnes, — incuriosité, ignorance, timidité, d'une part, et d'autre part, prudence, discrétion, réserve, — expliquent en partie le silence et la torpeur. D'où il résulte que les affaires étrangères sont encore traitées à peu près comme au temps monarchique. Or il faut évidemment que nous apprenions à les traiter comme en temps de République.

Remarquez cette anomalie étrange. 11 n'est pas un acte, si petit, si insignifiant d'un ministre qui ne puisse être discuté, donner lieu à une question et à une interpellation, à une crise ministérielle. Qu'un préfet soit déplacé avant ou après des élections, le ministre peut être mis sur la sellette, et, à la fin, précipité de cette sellette. Mais un traité d'alliance peut être conclu, qui engagera toute notre poli-

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