‹ La politique du sultanChapitre 5 sur 106 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

tique, et brusquement, certaines circonstances étant données, nous jettera dans la guerre, et cet acte de souveraine puissance échappe à tout examen.

C'est, dira-t-on, une nécessité absolue que de pareils actes soient conclus en secret. Au fond, je crois bien que nous avons affaire ici à une de ces habitudes anciennes qui s'expliquaient jadis et sont devenues, par Taccoutumance, des principes sacrés, et je crois de plus que cette habitude disparaîtra un jour comme tant d'autres, comme le secret des finances, par exemple, qui jadis fut aussi un dogme. Les nations traiteront ces affaires comme elles traitent les autres, publiquement. Mais nous n'en sommes pas là ; presque toute l'Europe est encore régie monarchiquement, et les monarchies se réservent le droit aux traités secrets. Sans doute leurs secrets ne sont pas impénétrables, et je ne sais pas si la publication des conventions de la Triple et de la Double Alliance ajouterait grand chose à la connaissance que nous croyons en avoir.

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