‹ La politique du sultanChapitre 43 sur 106 · I. Livre Bleu, 1896, III, p. 36w · texte numérisé non relu

I. Livre Bleu, 1896, III, p. 36w

traita les villages suivant les lois de la guerre * .

A partir de 1892, dans les plaines de Mouch, Van, Erzeroum et Kharpout, la situation fut intenable pour les paysans, musulmans ou chrétiens. Arméniens et Turcs se plaignaient également : le district d'Argich remettait une pétition signée par cent vingt chrétiens et soixante-dix musulmans^. Les préfets durent réunir, à plusieurs reprises, les aghas et les notables kurdes, et leur conseiller amicalement un peu de modération, surtout à l'égard des villages turcs. Le Sultan avait d'abord indemnisé les victimes musulmanes et racheté ou fait rendre les troupeaux enlevés. Les Turcs continuant à se plaindre presque autant que les Arméniens, certains préfets voulurent user de sévérité : ils se butèrent à la désobéissance des troupes. Un certain Dervich-Effendi, musulman notable d'Erzeroum, membre du conseil de la province, avait eu ses troupeaux enlevés ou égorgés par

1. Voir pour plus de détails, dans le Livre Bleu, 1896, VI, p« i4i> rétablissement du cheik Hamid-Pacha et des cent hommes de sa bande au village d'Arrag, près Bachkalé, ou, dans ce même volume, p. 29, la note des vols et exactions de Moustapha- Pacha.

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