‹ La politique du sultanChapitre 51 sur 106 · I. Livre Bleu, 189G, III, p · texte numérisé non relu

I. Livre Bleu, 189G, III, p

ces incidents ou rejette toute la faute sur les chrétiens : après les avoir emprisonnés en masse, on refuse de les juger, et le Sultan ne veut pas les gracier, « craignant d'encourager la rébellion et de décourager ses sujets musulmans », disait naïvement Rustem-Pacha à lord Rosebery^

Le Sultan ne se contentait pas de ne pas décourager les musulmans. Les paysans d'Hadjilas, tout près de Césarée, à la première nouvelle des troubles, s'étaient précipités en armes vers le pillage. Mais, attardés dans la campagne à brûler les maisons et à détruire les vergers des Arméniens, ils étaient arrivés trop tard. Le préfet les fait désarmer à l'entrée de la ville et conduire à son konak. On donne à chacun trois livres, a cadeau de Sa Majesté ». La distribution se fait en public et la phrase est répétée à chacun. Quelques semaines plus tard des aides de camp et des pachas arrivent du Palais pour une enquête ; comme les notables turcs se plaignent des menées arméniennes : (( N'êtes-vous donc pas assez forts, s'écrie l'un des pachas, pour vous débarrasser de ces chrétiens sans nous^ ^ »

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