I. Livre BUu, 1896, III, p
Philanthropes, gens d'église et d'université, politiques et littérateurs, libéraux, conservateurs et unionistes, tout le pays, mis au courant de la question par les articles d'un Dillon dans le Daily Telegraph ou par les discours d'un Gladstone, prend parti contre Abdul-Hamid. Saïd-Pacha se plaint à l'ambassadeur de ce changement de ce la grande nation amie » ; il ne peut comprendre l'intérêt que le public anglais prend aux affaires intérieures de l'Empire, ni la foi qu'il ajoute à des racontars de journaux. Le Sultan en personne se plaint de l'Association angloarménienne. L'ambassadeur recommande une fois de plus les deux seuls remèdes : une bonne administration et une justice équitable, égale pour le chrétien et le musulman*. Le Sultan feint d'écouter l'ambassadeur. Un apaisement s'ensuit (novembre 1898). N'osant plus braver l'Angleterre en face, le Sultan essaie d'une attaque par derrière et commence, contre elle et ses représentants, une campagne de calomnies.
Ces allégations trouvent facilement accès dans l'opinion européenne. Depuis dix ans,