‹ La politique du sultanChapitre 69 sur 106 · I. Livre Bleu, 1896, III» p · texte numérisé non relu

I. Livre Bleu, 1896, III» p

a. Livre Bleu, 1896, III, p. 161.

sance à régler leur situation. Il semble que le successeur de lord Rosebery, lord Kimberley , beaucoup plus calme que lui , ait eu , dès son arrivée aux affaires en mars 1894»

le sentiment très net que la crise arménienne^ ne serait dénouée, comme la question protestante, que par une entente avec d'autres puissances intéressées. Il semble surtout que l'ambassadeur anglais à Constantinople ait eu le désir de cette politique. La Russie et la France pouvaient être amenées dans la galère arménienne, l'une à cause de ses catholiques et de sa protection traditionnelle à l'égard des Arméniens, l'autre à cause de ses orthodoxes et de l'article 16 du traité de San-Stéfano, origine de toutes les promesses de réformes.

Il se présenta bientôt une occasion de réclamer leur concours.

Quand le consul anglais de Van, en octobre 1894, donna la première nouvelle des massacres du Sassoun, la Porte répondit qu'il mentait, et qu'il était la cause directe de la révolte par ses excitations et ses émissaires. L'ambassadeur demanda aussitôt l'envoi d'une commission d'enquête, à laquelle il adjoindrait son attaché militaire. Le Sultan voulut se dérober et retira les accusations portées contre

le consul. Mais Tambassadeur, tenant bon, finit par obtenir l'envoi d'une commission turque, à laquelle s'adjoindraient des représentants de la Russie, de la France et de l'Angleterre. L'Angleterre se déchargeait un peu des Arméniens, pour vaquer dans le reste du monde à ses propres affaires. Peut-être croyaitelle, en même temps, intéresser à la cause arménienne deux puissants avocats (novembredécembre 189 4).

L'absence de documents officiels français et russes rend difficile l'exposition détaillée de la politique française et russe durant l'année 1894-1896, dans l'action combinée des trois puissances. Pour juger les négociations, nous n'avons que le témoignage de l'un des intéressés, et il est regrettable, non seulement dans l'intérêt de la vérité, mais encore dans l'intérêt de l'honneur français, qu'un Livre Jaune ne nous permette pas de contrôler les affirmations, je dirais presque les accusations du Livre Bleu, Car le volume du Foreign Office*, relatif à l'introduction des

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