I. Livre Bleu, 1896, II, p
L'Autriche prévoit des troubles plus graves en Macédoine *. En Angleterre, l'agitation grandit et, le 2 novembre, le grand meeting de Londres, exprimant le regret que les négociations n'aient pas abouti à des réformes suffisantes, prie les cinq grandes puissances de coopérer cordialement avec l'Angleterre pour sauver les chrétiens persécutés. Le Sultan va-t-il avoir sérieusement affaire à toute l'Europe?
Le 2 novembre, l'ambassadeur russe reçut l'ordre « d'agir en accord avec ses collègues dans tous les cas où, par une prompte action, on pourrait éviter des pertes de vies humaines ». Le prince Lobanoff entrait donc dans cette nouvelle combinaison des puissances; mais, ce même jour, il signale à l'Angleterre « l'importance qu'il y aura à conduire de telles délibérations avec la plus grande prudence, afin d'éviter toute alarme prématurée^ ». A peine les délibérations commencées, on dirait qu'il cherche à les détourner de la question arménienne. Il craint, dit-il, un renouveau de massacres à Constantinople même et il recommande, dès le