‹ La politique du sultanChapitre 91 sur 106 · Livre Bleu, 1896, II, p · texte numérisé non relu

Livre Bleu, 1896, II, p

3 novembre, à son ambassadeur « d'avoir k s'entendre avec ses collègues sur les mesures à prendre pour la protection des étrangers en cas de troubles sérieux à Gonstantiuople^ » Mais les cris de l'Asie Mineure sont trop déchirants, et, le 5 novembre, les six ambassadeurs remettent séparément à la Porte une communication identique :

Les représentants des six grandes puissances ont échangé leurs vues sur la situation dont la gravité leur est signalée par tous leurs agents. Ils sont très inquiets de l'état des provinces, où règne une anarchie complète qui n'a plus de rapport avec l'agitation arménienne et qui menace les chrétiens de toute nationalité.

A Diarbékir le massacre et le pillage ont frappé indistinctement les chrétiens des différents rites sans aucune provocation de leur part.

A Mossoul, à Bagdad, en Syrie, où il n'y a pas d'Arméniens, l'effervescence prend des proportions inquiétantes .

La Porte doit savoir par l'exemple de ce qui s'est passé en Syrie en 1 86o que cette anarchie ne peut durer impunément.

Ils prient le ministre des Affaires étrangères de leur faire savoir ce que le gouvernement ottoman compte faire pour mettre un terme aux désordres actuels.

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