‹ La politique du sultanChapitre 97 sur 106 · Livre Bleu, 1896, II, p · texte numérisé non relu

Livre Bleu, 1896, II, p

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LES MUSULMANS ET l'eUROPE 333

ports de ses consuls d*Erzeroum, de Siwas et de Diarbékir, en novembre et décembre 1895, lui aient fait très nettement sentir reffroyable responsabilité encourue par l'Europe et qu'il ait voulu rétablir l'union de tous pour le soulagement des Arméniens. A propos des conversions forcées, que les consuls signalaient un peu partout, mais surtout dans la région de Diarbékir, il amena son gouvernement à l'action concertée, que réclamait l'Angleterre, que consentait la Triple Alliance et que le mauvais vouloir russe fit échouer (20 décembre*). Il appuya la demande de son collègue anglais relative au tableau des massacres ; ce fut lui qui la fit adopter d'abord, réaliser ensuite ^. Mais il échoua dans une autre tentative bien plus importante.

Kutchuk Saïd-Pacha, qui avait été cinq fois déjà grand vizir, fut mandé au Palais, par la défiance du Maître qui, le soupçonnant d'intrigues avec les Jeunes Turcs et voulant le garder sous sa main, lui offrit le pouvoir. Saïd déclara ne vouloir accepter que si le Sultan constituait un ministère indépendant et responsable, chargé d'exécuter les

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