‹ La Politique Ecclésiastique du Second Empire de 1852 à 1869Chapitre 74 sur 150 · RE · texte numérisé non relu

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(3) Le diocèse de Reims est formé de l'arrondissement de Reims et du département des Ardennes. F1° 2,565, 6.253, 5.850 ; F2? 6.222, 9.986. Voir bibliographie : épiscopat, Gousset.

(4) Fie III Ardennes 6 ; quatrième trimestre 1858.

(5) Fe III Ardennes 6 ; 24 avril 1857. ;

(5) F192.514, 5.850. Puiseux : Vie et lettres de Mgr de Prilly.

(7) F2e IIT Marne 6, 9 avril 1857.

à l’administration. L’évèque, de Prilly, « qui a servi sous Île Premier Empire, professe pour la dynastie impériale le culte d’un vieux soldat (1) ». Mais il est un peu affaibli par l’âge, et, même avec l’aide de son coadjuteur Bara, nommé en 1856, il n’a que peu d'action sur son clergé. L'administration n'obtient qu’à grand peine qu’il déplace les desservants brouillés avec leurs paroissiens.

Meaux (2). — Les populations du diocèse de Meaux sont irréligieuses. Le clergé s’y recrute très mal (3). Beaucoup de curés sont en conflit avec les autorités locales et les habitants. L'ivrognerie et l’inconduite de certains prêtres sont notoires. L’évêque Allou, faible et malade, n’a aucune autorité et ne déplace même pas les mauvais prêtres. La justice doit en poursuivre plusieurs, les scandales se multipliant (4). Dans les communes où les curés sont tracassiers ou déconsidérés, les municipalités refusent de leur accorder des suppléments de traitement ; « les habitants ne mettent pas les pieds dans les églises, le service divin se célèbre dans une solitude complète (5) ». Par contre les sœurs sont estimées et réalisent quelques progrès avec le concours du préfet.

Troyes (6). — «Sous le rapport de la religion, la situation est. véritablement alarmante. Si l'esprit religieux semble se ranimer dans quelques contrées, si dans d’autres il s’est encore assez bien conservé, dans la plupart des communes rurales, il est pour ainsi dire complètement éteint : abandon à peu près général des pratiques religieuses, au moins de la part des hommes, désertion des églises, inobservance de la loi du dimanche, voilà ce qui se remarque dans les campagnes (7).» À Troyes seulement, l'évêché, les congrégations de femmes et les associations cathohques maintiennent une certaine vie religieuse. L’évêque Cœur est un vrai gallican. Il rencontre d’ailleurs de ce fait de graves difficultés dans son diocèse el renonce à y combattre les progrès de l’ultramontanisme. Il a du crédit auprès de Rouland et prêche le carême aux Tuileries en 1858.

|) Fic [II Marne 6, 9 avril 1857.

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