‹ La Politique Ecclésiastique du Second Empire de 1852 à 1869Chapitre 80 sur 150 · BB1#1.543 A2 5.809 ; F · texte numérisé non relu

BB1#1.543 A2 5.809 ; F

F1 III Landes 7.

Auch (4). — Le clergé, d’ailleurs peu influent, se rallie au gouvernement par crainte des rouges, qui se sont insurgés en décembre 1851. Il prend une part croissante à l’enseignement primaire et secondaire. Le vieil archevêque, La Croix d’Azolette, démissionne en 1856, et Salinis, tout dévoué au gouverne ment impérial, lui succède.

Agen (2). — Le clergé, peu influent, et dirigé par un évêque concihant, Levezou de Vesins, donne son concours à l'administration. Au début de 1857 cependant, des associations religieuses qui s'occupent de politique sont dissoutes par le préfet.

Périgueux (3). — Le clergé, peu influent, est dirigé par un évêque ultramontain intransigeant et peu dévoué à l'Empire, George Massonais. Il en résulte quelques difficultés administratives, L'enseignement primaire congréganiste est peu développé, mais les Jésuites dirigent le petit séminaire de Sarlat.

Bordeaux (4). — Le clergé, peu influent, est dirigé par Donnet, nommé cardinal en 1852, très conciliant et très gouvernemental, Le parti légitimiste a un journal, la Guyenne, mais il est très faible. Le peuple est peu favorable aux instituteurs congrésanistes, mais à Bordeaux, les ordres religieux se développent rapidement. « Ce développement démesuré d'associations qui consomment, absorbent, retiennent, et produisent peu, fait sur l'opinion publique un assez mauvais effet. On se demande à quelles limites les choses s’arrêteront et l’on se préoccupe de voir les richesses considérables qui chaque jour tombent en mainmorte. Les procédés mêmes par lesquels on les attire ne contribuent, pas peu à cette impression de l’opinion publique (5). » Le collège des Jésuites, notamment, est très prospère.

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