DU TROISIÈME VOLUME
La paix universelle. — Menaces dirigées contre ce bien suprême. — Irruption de l'Ai lemagne à Haïti et en Chine. — Désillusions à Haïti. — Prudence des États-Unis avec l'Allemagne. — L'Empereur Guillaume et l'amiral Henri. — Leurs rêves et leurs ambitions. — Causes de politique intérieure qui ont déterminé les Allemands à occuper le port chinois. — Graves complications. — Les Anglais et les Russes en face de l'Allemagne. — Protection des chrétiens confiés par le Pape aux Français.
— Craintes d'un conflit universel. — Le Message de la Présidence saxonne, — Abus de critique commis par le Président. — Protestations nécessaires contre ces abus.
— Intervention indirecte. — Négations inhérentes au principe d'intervention. — La doctrine de Monroë faussée par Mac-Kinley. — Insinuations d'arbitrage de tous points inadmissibles de notre part. — Partialité des États-Unis en faveur des Mambises. — Menaces d'intervention matérielle. — Paix aux Philippines. — Assassinat de l'Espagnol Ruiz par les insurgés cubains. — Impression d'horreur causée par cet assassinat. — Les complications en Orient. — La presse anglaise et la dynastie allemande. — Procès Dreyfus. — Crise italienne. — Observations. — Conclusion *
Désorganisation des conservateurs. — Dispersion des chefs. — Les impatiences de Romero Robledo. — Caractère politique de cet orateur. — Ses procédés combatifs.
— Son intransigeance dans la question cubaine. — Les idées de Canovas sur la démocratie de Romero et sur la démocratie possibiliste. — Témérité de Romero à lutter aujourd'hui pour le pouvoir. — Nécessité de traiter la question cubaine dans l'harmonie et dans la paix. — Le nouveau gouvernement de Cuba. — Son Président. Le ministre de l'Intérieur. — Le ministre des Affaires Étrangères. — Les autres ministres. — Conseils aux autonomistes. — Composition du ministère cubain.
— Nécessité où se trouve celui-ci de faire régner à tout prix la concorde 19
État du monde. — Légitimations des acquisitions allemandes en Chine. — L'emprunt chinois. — Décadence de l'Angleterre en Asie. — Ses échecs en Turquie. — Les élections en France. — Révoltes sociales en Italie. — Guillaume II de Prusse et Frédéric II de Souabe. — L'Espagne et les États-Unis. — Jalousie de conflits entre ces deux puissances. — Impossibilité d'une intervention militaire américaine à Cuba.
— Visite des vaisseaux yankees à la Havane. — Crise péninsulaire. — Le parti conservateur espagnol à la mort de son chef. — Politique traditionnelle de Canovas.
— Hostilité des conservateurs unionistes contre cette politique. — Témérité de réformer le Code pénal dans le sens réactionnaire. — Autre témérité plus redoutable d'une réaction intellectuelle. — Nécessité pour les partis au pouvoir de ne pas manifester des tendances extrêmes. — Le socialisme chrétien. — Critique d'une telle théorie. — Incident Dupuy de Lomé. — Trop de silence en public et trop de bruit en secret. — Éloignement du conflit. — Catastrophe du Maine. — Réflexions.
— Conclusion 30
Importance des questions intellectuelles. — Pastorale de Cascajares. — Prophéties politiques de l'archevêque. — Caractère païen de la monarchie et caractère chrétien de la République. — Contradictions entre la politique et la religion du cardinal. — Les guerres civiles de la Vendée et des provinces basques sont inhérentes aux peuples idolâtres. — Le sacerdoce et la paix. — Évolution païenne de la monarchie. — Supériorité de la solution républicaine sur la solution carliste. — La catastrophe du Maine. — Caractère perturbateur de la presse yankee. — Son attitude répréheusible dans la catastrophe du Maine. — Nécessité d'attribuer une cause à un crime. — Démonstration que la catastrophe vint de l'intérieur du navire et non d'une cause extérieure. — Fragilité des grands cuirassés modernes. — Dangers auxquels les exposent les matières explosibles. — Souvenirs de diverses catastrophes. — Mauvaise direction des escadres nord-américaines. — Déclarations pacifiques de Mac- Kinley. — Difficultés intérieures du nouveau gouvernement cubain. — Exagérations et violences du parti autonomiste. — Tendances à sombrer. — Conseils et avertissements. — Politique européenne. — L'attentat sur le roi de Grèce. — Accords des gouvernements européens en Chine. — Dissentiments entre Chamberlain et Salisbury. — Réflexions. — Conclusion 45
État de notrejîuropg^. — Problèmes des alliances espagnoles avec les gouvernements européens contre les États-Unis. — Difficultés de l'alliance avec la France. — Situation internationale de ce pays. — Difficultés de l'alliance avec l'Angleterre.
— Notre planète et. la Grande-Bretagne. — Situation critique de l'empire Anglais en ce moment. — Difficultés de l'alliance avec l'Allemagne. — L'empire germanique sur les mers. — Difficultés de l'alliance avec la Russie. — Situation critique de cette puissance. — Impossibilité d'alliances européennes. — Agitation Yankee. — Prétention extraordinaire de détruire les restes du Maine. — Avis contradictoires des experts espagnols et des experts américains. — Danger de confier l'examen d'affaires de ce genre aux Chambres de Washington. — Question des « reconcentrados » et des secours à leur envoyer. — Manque de calme du Président Mac Kinley.
— Impassibilité espagnole. — Observations. — Conclusion 61
Problèmes intercontinentaux. — Infâmes propositions faites par les États-Unis à l'Espagne au sujet de l'abandon progressif de Cuba. — Perplexités et hésitations après les avoir faites. — Intervention du Pape. — Demande par ce dernier d'un armistice au gouvernement espagnol. — Impossibilité de l'accorder vu la confusion existant dans l'autorisation américaine donnée au Pape. — Propositions particulières et générales faites aujourd'hui par ce dernier concernant la question cubaine. — Représentations des puissances à notre gouvernement. — Suspension des hostilités.
— Protestations de l'opinion publique. — Le principe des Américains est le principe réactionnaire d'intervention, tandis que le principe des Espagnols est le principe démocratique de non-intervention. — Manifestations contre l'armistice. — Fausses crises ministérielles dans le gouvernement péninsulaire. — Téméraires proclamations du gouvernement insulaire aux Yankees et aux « Mambises «. — Maladresse du parti radical cubain. — Jugement du consul Lee sur les autonomies, provoqué par les autonomistes. — Dernier message scandaleux de Mac-Kinley. — Les Yankees, de citoyens libres, devenus conquérants et pirates. — Le démembrement de la Pologne par les Russes, et le démembrement de l'Espagne par les Américains. — Crime du Président, hypocrisie du Sénat. — Différences de vues entre la Chambre des sénateurs et la Chambre des députés. — Règlement de ces différences par la proposition d'accord conjoint qui autorise l'intervention armée à Cuba.
— Dégénérescence des Anglo-Saxons dans le Nouveau-Monde. — Sainteté de notre droit. — La défense. — Conclusion. — Dernières nouvelles de la politique intérieure et extérieure de l'Espagne 78
La guerre. — Revue de ses faits capitaux. — Réflexions sur cette revue. — Organisation militaire des Yankees. — Inimitiés dans le monde saxon entre les races aryennes et les raees de couleur. — Nos avantages à Cardenas et à Cienfuegos. — Héroïsme de notre armée. — Discours de Chamberlain et de Salisbury. — Leurs théories. abominables. — Difficultés invincibles d'une alliance anglo-américaine. — Bivalités entre Chamberlain et Salisbury. — Réprobation universelle du monde civilisé à ces discours. — Arrivée de notre amiral à Santiago de Cuba. — Dénouement de la crise ministérielle. — Conclusion 98
Problèmes universels. — Corrélation de ces problèmes avec les événements d'Espagne.
— Tristesses profondes qu'inspirent les derniers râles du siècle. — Modifications prévue- dans les alliances entre l'Angleterre, l'Amérique et le Japon. — L'entente de ce dernier peuple avec l'Angleterre est remplacée par une alliance avec la Russie. —
Canse3 de ce changement. — Difficultés intérieures opposées aux projets de Chamberlain au sujet de l'Amérique. — Triste situation de l'Italie. — La révolution de Milan. — Crise ministérielle italienne. — Chute du ministère Rudini. — Les élections françaises. — Équilibre des partis au Parlement. — Élection du Président de la Chambre. — D^schanel et Biïsson. — Erreur de croire que seuls les votes républicains doivent influer sur la chute et la formation des cabinets. — Les conservateurs ne peuvent logiquement s'appeler progressistes. — Les dénominations doivent être en rapport étroit avec les principes. — Entente nécessaire entre la gauche catholique et la droite républicaine. — La politique exige que ni les républicains français, ni les républicains espagnols ne combattent le catholicisme. — La guerre intercontinentale. — Futilité des motifs donnés par le peuple Yankee pour la déclarer. — Ingratitude des Américains envers les nations qui fondèrent sa République. — Les dernières prouesses des États-Unis. — Le mépris des Américains pour les loia divines et humaines. — Réflexions. — Conclusion 113
Mort de Tamayo. — Ses dernières maladies. — Ses œuvres. — Virginie. — Caractère des femmes romaines. — Représentation du symbole de Virginie dans l'histoire de Rome. — Triomphe de la démocratie incarnée par Virginie. — Lutte persévérante de Tamayo contre la démocratie. — Ses tendances politiques et littéraires. —Transition des sujets littéraires aux sujets politiques. — La guerre hispano-américaine.
— Héroïsme espagnol. — Emotions diverses du sentiment public selon que les nouvelles du théâtre de la guerre sont bonnes ou mauvaises. — Réaction de la démocratie saxonne américaine. — Grands périls que la prépondérance saxonne fait courir au Nouveau-Monde. — Le siège de Santiago. — L'escadre de Cervera. — Crises ministérielles en Italie et en France. — Ministère Brisson. — Ministère Pelloux. — Crise autrichienne. — Coup d'Etat autrichien. — Désordres de Gallicie. — Observations. — Conclusions 128
Élections allemandes. — Progrès du socialisme. — Histoire et caractère des écoles socialistes en Allemagne. — Coalition réactionnaire contre ces écoles. — Inutilité d'une telle coalition. — État des partis. — L'Empire et le suffrage universel. — Le suffrage universel et le socialisme contemporain . r~T . . .t-t— 1 i3
Cuba. — Les réactionnaires cubains. — Leur intransigeance. — Leur ressemblance avec les radicaux cubains en vertu de la loi hégélienne de l'identité des contraires.
— Folles résistances au progrès humain. — Erreur de plusieurs écrivains hispano-américains favorables aux lâchetés accomplies par les Etats-Unis. — Tendances yankees à empêcher l'indépendance cubaine des se réaliser et projets yankees sur l'Amérique centrale. — Leurs vues sur les canaux de Panama et du Nicaragua.
— Erreur de confondre une guerre coloniale lointaine avec une guerre civile intérieure. — Les procédés de la Révolution à Cuba et les procédés de la Restauration.
— Examen des procédés antérieurs à la guerre. — Les combats du tropique ne peuvent s'identifier avec les combats qui surviennent dans les pays tempérés.
— Erreur de la Restauration tendant à combattre le service militaire universel obligatoire et à ne pas incorporer dans les armées coloniales les indigènes fidèles.
— Méthodes suivies pour finir la guerre. — La méthode politique. — La méthode diplomatique. — Impossibilité de cette dernière méthode. — Inopportunité de la première méthode. — Abstention du Parlement. — Cent jours de guerre. — Impossibilité, après ces cent jours, de continuer la guerre sans marine ou avec une marine détruite. — Nos malheurs. — Causes de ces malheurs. — Réflexions. — Conclusions .... .~. 148
Les malheurs de l'Espagne. — Son isolement politique. — Alliances impossibles. — Leurs inconvénients notables résultent de leur impossibilité. — Examen de conscience.
— Triste orientation guerrière alors que l'orientation économique aurait dû compléter nos évolutions politiques. — Terribles conséquences de la guerre de Mélilla.
— Terribles conséquences de l'ajournement des réformes cubaines. — Le droit de la force. — Ses applications aux colonies. — Son triomphe aggravé par les complaisances du vainqueur pour les Tagalos et les Mambises. — Les questions indochinoises. — La nécessité de railler un tel guêpier. — Les libertés modernes n'ont rien à voir avec les pertes de nos colonies. — Perte des dominations espagnoles pendant la période de la Vieille Monarchie. — Espérances de reconstitution. — Nécessité d'opter entre une politique de représaille est une politique d'économie.
— Revenons à l'évolution économique. — Réflexions. — Conclusions 158
Mention des événements de la quinzaine. — Apparition de deux poètes aux tendances historiques. — Byron et Heine. —La jeunesse de Byron évoquée par une publication récente des lettres qu'il a écrites pendant son enfance et pendant sa jeunesse. —
La mémoire de Heine ravivée par l'assassinat de l'impératrice Elisabeth. — Les débuts de lord Byron. — Sa race et sa famille. — Ses parents. — L'Allemagne d'aujourd'hui et l'Allemagne de Heine. — L'Italie. — Les dernières protestations du Pape contre l'unité italienne. — Inutilité de telles protestations. — Situation de l'Autriche. — Graves difficultés intérieures. —Mort de l'impératrice Elisabeth.— Fâcheuse influence d'un si grand malheur sur les événements d'Autriche. — Caractères physiologiques et psychiques des dynasties autrichienne et bavaroise. — Atavisme.
— La destinée. — Les malheurs de l'impératrice Elisabeth. — L'amour dans le mariage. — Disgrâces postérieures. — Déceptions cruelles. — Sa vie et sa mort. — Réflexions sur la France, l'Allemagne, l'Angleterre et la Chine. — Révolution de palais à Pékin. — Conclusion 163
Propositions de la Russie sur le désarmement universel. — Discours prononcé à ce sujet â la tribune espagnole en février 1888. — Indices de guerre universelle. — Tristes réflexions. — Tendances naturelles, dans tout désastre, des vaincus au mysticisme. — L'empereur d'Allemagne. — Son caractère. — Son pèlerinage à Jérusalem.
— Son passage à Venise et à Constantinople. — Evocation des deux villes. — Obstacles économiques, politiques, religieux, internationaux, rencontrés par Guillaume II sur son chemin. — La question chinoise. — Développement de cette question.— Le Japon révolutionnaire près de la Chine inerte. — Victoires de cet Etat dans les eaux de la mer Jaune. — Apparition de l'Allemagne dans le Céleste Empire.
— Luttes diplomatiques entre la Russie et l'Angleterre. — Caractères de la révolution intérieure chinoise. — La réaction ne pourra rien contre cette révolution. — France. — La question Dreyfus. — Simplicité naturelle de cette question. — Son irritation par le déchaînement des passions politiques. — C'est une question de légalité et non une question de politique. — Difficultés qu'elle soulève. — Solution facile â intervenir. — Confiance en la Cour de cassation. — Conclusion 1~8
Problèmes politiques graves et inextricables. — Le cynisme de Chamberlain. — Ses apostasies. — Ses ambitions coloniales. — Son invitation à l'Amérique de prendre toutes les colonies espagnoles. — Discours de Salisbury. — Obstacles que lui créent les extravagances de Chamberlain. — Etrangetés de cette fin de siècle. — Questions traitées par Salisbury. — La répression internationale des anarchistes. — L'indépendance de la Crète. — L'abandon par les Français de Fashoda. — Le désarmement proposé par Nicolas II. — Le protectorat de l'Angleterre sur les terres arrosées par le Nil. — L'Abyssinie. — Le chemin ds fer transsibérien. — Les craintes de la guerre. — L'empereur d'Allemagne en Palestine. — Majesté des Saints-Lieux, — Comment le caractère de César a nui au caractère de pèlerin de Guillaume II pendant sen pèlerinage. — Attitude de l'empereur dans son voyage et à l'inauguration de l'église du Rédempteur. — Don aux catholiques du couvent de la Vierge Marie. — Guillaume à l'église du Saint-Sépulcre. — Guillaume en Syrie. — Son entrevue avec le sultan en contradiction avec l'idée capitale de son voyage. — Observations. — Conclusion 200
Notes et Documents : L'incident Castelar devant l'opinion. — La Nouvelle Bévue internationale devant les Cortès. — Réponse de Castelar aux demandes de poursuites et aux polémiques de la presse. — Message à Castelar. — Une conversation avec Emilie Castelar i
Paris. — Imprimerie do la Cour d'appel, L. Maretheux, directeur, 1, rue Cassette.