‹ La politique expérimentale (volume 2)Chapitre 109 sur 146 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

LA HÉTHODB SKP^RIMENTALfi PERMETTRA DE DÉTBRMINSIt D'OHI FAÇON NATURELLE UBS RAPPORTS DE L'INDIVIDU ET DE L'ÉTÀT, ET d'augmenter PAR UNE RÉORGANISATION PROVINCIALE LLS GARANTIES DE LA LIBERTÉ.

La détermination des rapports de Tindividu avec TÉtat constitue le grand problème de la politique. A vrai dire, il en a toujours été ainsi. Mais depuis que la Révolution française a marqué le régime moderne en proclamant les droits individuels, le problème s'est posé en France plus souvent et mieux qu'auparavant. Il est certain que, sous Tempire des idées nouvelles, grâce à Tinfluence des savants et des philosophes, malgré les gouvernants, Tintervention de rÉtat a perdu du terrain •

On ne voit plus le gouvernement régler la dimension et la qualité des étoffes, fixer le nombre des fils qui entraient dans une aune. Dans le système corporatif, certains chapeliers n'étaient autorisés qu'à fabriquer des chapeaux de coton, certains autres des chapeaux de feutre. Les savetiers n'avaient pas le droit de remettre les souliers à neuf de plus des deux tiers, sous peine d'empiéter sur la prérogative des cordonniers. Entre les couteliers fabriquant les manches et les couteliers fabriquant les lames existait une frontière qu'il, était interdit aux uns et aux autres de franchir ; de mèmC; entre les menuisiers et les charpentiers, entre les filateurs de chanvre et les filateurs de lin, entre les teinturiers en laine et les teinturiers en soie. Les tail-

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