NÉCESSITÉ BE LA MÉTHODE
Les viticulteurs du Midi, qui ont dirigé une campagne acharnée contre les raisins de Gorinthe et de Smyrne, s'agitent en ce moment pour obtenir rautorisation de plâtrer leurs vins. Brochant sur le tout, le laboratoire municipal de Paris proscrit à la fois les vins de raisins secs et les vins plâtrés, et, pour grossir ses mérites, ne craint pas de déshonorer, aux yeux des étrangers, la plus renommée de nos productions nationales.
Lorsqu'on discutera, Tannée prochaine, les nouveaux tarifs de douane^ il faudra donner des gages à la houille, à la métallurgie, ainsi qu'aux industries textiles, en mettant d'accord, si on le peut, les industriels de Lyon avec ceux de Rouen.
Les compagnies de chemins de fer réclament des droits de péage sur les canaux, tandis que les producteurs indigènes réclament la suppression des tarifs de pénétration qui rendent plus redoutable la concurrence étrangère.
Le Conseil municipal de Paris, dont la majorité est libre-échangiste pour les produits et protectionniste pour le travail, mais ne se pique guère de logique, a manifesté plusieurs fois une tendance marquée à faire de Toctroi une douane intérieure. Il a même voté, le 31 décembre 1888, une surtaxe sur les bois ouvrés, afin de faciliter aux industriels qui travaillent le bois brut à Tintérieur de Tenceinte la concurrence contre ceux qui l'importent façonné ou assemblé du dehors (1).
Nous assistons à une croisade des plus ardentes contre
(1 ) Cette surtaxe a doublé le droit sur les bois durs ouvrés, et augmenté d'un tiers celle sur les bois tendres. On en réclame déjà le remaniement dans un même but de protection. Ne faut-il pas créer des catégories en raison du déchet variable avec la façon que reçoit le bois^ de manière à ne pas léser ceux qui emploient des bois n'ayant subi que 30 pour 100 de déchet par rapport U d'autres employant des bois qui en ont subi 60 pour 1007
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les grandki magaainSf que leurs ihéveciaires aecuaeiii avec emphase de restaurer le régime féodal en France. Cette croisade a ses Gheyali^rsau Parlensbeot; leurara^ ofiensive est rimpèt progressif calculé de façon à auppiimer sans phrase toutes les maisons qui <int e«t Timpertinenoe de réossir. Les ligueurs, c'est ain» qn^ils s'appellent, ont oublié de définir les grands magasins; aussi, voyons-nous les magasins moyens s'insurger contre les grands, tandis que les petits crient bien fort contre tous ceux qui sont au-dessus d'eux (i}«
Pour les détaillants, les sociétés coopératives dans les villes, les syndicats agricoles dans les campagnes, sont de grands magasins ; aussi ne se font-ils pas faute de les attaquer, tandis que les amis du peuple en désirent le dévelopfpement^ parce qu'ils livi'ent les consommations et les matières premières à meilkor marché.
Ekifin la bataille descend dans la rue; elle s*y livre entre les marchands en boutique et les marohands ambulants. Le croirait-on? Ces derniers même demandent à la préfecture de police de faire disparaître les marchandes au panier; la mère de famille, dont le mari est sans travail et les enfants sans pidn, a*i-olle le droit de vivre et de faire vivre les siens en faisant du panier le concurrent de la charrette? C'est, dans ce cas, la charrette qui est le grand magasin et qui entend gai*der le haut du pavé.
Le ministre des travaux publics vient de mettre a Tenquète un projet de métropolitain. Il y a dix-huit ans que ce chemin de fer est demandé pour faciliter une circulation que n'ont cessé d'entraver les prétentions au monopole et
(1) Les éeoDomisles qui défeadent la liberté et qm ne veulent pas plus accorder de privilège au grand commerce qu'au petit» n'en réclament pas moins la revision de la loi des patentes, dans le sens d'une juste proportionnalité.