‹ La politique expérimentale (volume 2)Chapitre 122 sur 146 · NÉCESSITÉ BE LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ BE LA MÉTHODE

les manoeuvres obstructionnistes ée la comyagme dea omnibtts. U semble qu'un ppojet restreint, qui ne Gomporte* rait aucun concours financier de la ville onde TÉtat, ict qui constituerait une réritable expéri^oice, dcTrait être accueilli par tons les Parisiens comme devinant unesatiafaction légHime à des Tœux souvent répétés. Il n'en est rien pourtant. Les diambres syndicales de Valimentatîou pro« testent arec éclat. Y pense-t-on? Si le métropolitain avait pour résultat indirect d'éloigner du centre le domiciled'une fraction de la population ouvrière, celle-ci y gagnerait sans doute une plus grande facilité de vie ; le problème de la pos* session du foyer domestique, qui est une partie du pro* blême social, recevrait peut-^tre ainsi un commencement heureux de solution. Mais tout cela importe peu, car il y aurait des clients perdus pour certains marchands de vin.

Dans ce conflit général des intérêts, il était assez naturd pour les ouvriers de réclamer aussi leurs privilèges. Puisque les tarifs de douane garantissent aux propriétaires un minimum de rente, aux industriels un minimum de bénéfice^ pourquoi la loi ne leur garantirait-elle pas, à eux, un minimum de sedaire? Le Conseil municipal de Paris a répondu à cet argument en rendant la série de prix obligatoire pour les travaux de la ville, avec l'espoir avoué qu'elle le deviendrait^ à Taide de la loi, pour les travaux de riudustrie privée.

C'est là l'inéluctable solidarité des choses. Le raisonnement ne pouvait manquer d'être poussé plus loin encore. Si les patrons sont protégés dans leur richesse, les ouvriers doivent l'être dans leur travail. Les premiers veulent que le gouTernement leur facilite la lutte pour la vie en réduisant la concurrence ; les seconds réclament la même faveur par la réduction de la journée.

Si Ton entrave, au profit du grand agriculteur et du

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distillateur de betteraves, Tintroduction des produits étrangers, ne faut-il pas également empêcher, autant que possible, rarrivée des ouvriers du dehors qui disputent le travail aux ouvriers nationaux produisant le blé ou Talcool? Si Ton met des droits sur la marchandise étrangère en vue de récarter, ne convient-il pas, dans le même but, de faire peser un impôt spécial sur le travailleur exotique?

Lorsque la propriété veut s'arroger des privilèges au détriment de la masse des contribuables et des consommateurs, elle doit s'attendre à ce que son principe même soit discuté. Il ne Ta jamais été plus bruyamment qu'aujourd'hui. Les plus hardis vont, d*un saut, au bout de leur programme : ils réclament d'emblée la nationalisa^ tion du sol et la socialisation des instruments de travail. Les plus politiques conseillent de parcourir le chemin par étapes : c'est d'abord la revision des lois ayant entraîné l'aliénation du domaine public, ce qui veut dire qu'on expropriera les compagnies de mines, de canaux, de chemins de fer. Ce n'est pas tout, car les petits auront le sort des gros.

Par l'organisation des services publics, par la création de boulangeries et de boucheries municipales, de bazars municipaux, les socialistes exproprieraient indirectement le petit commerce, en faisant passer les industries de l'alimentation, du vêtement^ de l'ameublement, aux mains des villes, tandis que les grandes exploitations passeraient aux mains de l'État.

Singulier spectacle auquel l'incohérence des idées et le dévergondage des appétits nous font assister en ce moment I Les patrons s'indignent des exigences des ouvriers et ils montrent eux-mêmes des exigences dont celles des ouvriers ne sont que la contre-partie. Ils déclarent hautement que le renchérissement de la main-d'œuvre leur rend la

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