‹ La politique expérimentale (volume 2)Chapitre 19 sur 146 · LA DÉMONSTRATION DE LA VÉRITÉ. SI · texte numérisé non relu

LA DÉMONSTRATION DE LA VÉRITÉ. SI

mieux son contrôle sur ses élus. Si un pays possède une constitution bien faite, telle qiie nous ne l'avons pas, plaçant hors d'atteinte les droits des citoyens et réduisant au minimum nécessaire ceux des pouvoirs publics ; s'il possède, en dehors du parlement central, des organes, tels qu'on les trouve chez les nations les plus libres et tels qu'ils permettent au corps électoral un contrôle efficace, on peut soutenir qu'une chambre suffit. Mais si une pareille constitution et de semblables organes n'existent pas, on peut désirer, au contraire, de conserver, en attendant, raille que vaille, le contrôle qui résulte, en fait et en droit, de la coexistence de deux assemblées (i).

Passons, en tirant seulement de ce second exemple une conclusion identique à celle que nous a fournie le premier. Si M. Naquet ne nous a pas converti, nous ne le convertirons pas davantage. Les opinions restent partagées à cet égard sans qu'aucune d'elles paraisse disposée à céder le pas ; aucune des démonstrations produites jusqu'ici n'est donc suffisante.

M. Naquet admet, sans hésiter, que deux volumes d'hydrogène et un volume d'oxygène se combinent pour former de Teau. Si une solution politique lui était présentée avec le même degré de certitude, c'est-à-dire si elle était aussi bien vérifiée par l'analyse et par la synthèse, il serait un des premiers à l'accepter.

Il faut donc recourir aux procédés de conviction qui mettent hors de conteste les découvertes de la science.

(1) Léon Donnât, les Deux Chambrée et la revision.

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