‹ La politique expérimentale (volume 2)Chapitre 74 sur 146 · CHAPITRE XXVIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIIL

KCBHPLES CHOISIS BAHS L*HISTOIRE DES SCIENCES.

Si, en nous dispensant de recherches spéciales et pro* longées, nous n'avons pu relever dans Thistoire de France des exemples nombreux à Tappui de la méthode, Thistoire des sciences nous en offre à chaque pas. Que viennent faire ici les sciences ? diront ceux qui n'aiment pas plus €n politique Tappel à la science que Tappel à Tétranger, trouvant plus commode de réciter toujours la même antienne.

Les sciences ont tout à faire : aussi longtemps que la politique ne sera qu'un empirisme et un exercice littéraire, on continuera à tourner dans le même cercle, dont le rayon ne s'agrandira guère que par la force naturelle de l'évolution et malgré les obstacles apportés par les gouvernants.

Lorsqu'on considérera sérieusement la politique comme une science, on ne se bornera pas à chanter dans les réunions publiques les louanges de la politique scientifique. L'usage d'un mot ne signifie rien; souvent ceux qui le prononcent et ceux qui l'écoutent n'en comprennent pas ia portée. La politique scientifique n'est pas celle qui étale ■de vagues promesses dans un programme électoral ; c'est celle qui emprunte à la science ses méthodes et s'y conforme avec rigueur.

A ce point de vue, l'histoire des sciences est fort instructive et ne s'écarte en rien du sujet qui nous occupe. Cette

fllSTOIRB DB LA BIOLMiB. 15S

Usfmre «6éI la b^sm pour touies les JbraaclieB positives de Bos coimaiflaanees. Pdur tooiec, depu» i'iwimnointe /iwqu'à la biologie, on FeooDnait que les vérités «cieBtifitf aes u'ovi été décoa^rtes qae par l'emploi de la anéiliode:; que les aaiiaiits &*oiit réuau à les lai» admeUve qu'apcèi fes avoir eomplèteinent démontrées; que poiff les accepter, même après démonstration, il a fallu que les œrvetaiK des masses fassent en ^at de comprendre ks vrais procédés de recherche et d* j sacrifier les préjugés en vn^ise ; qo'en tout cela, un fe^teur a dû in^rvenir, et œ facteur, aussi indispensable à révobitiaa sociale qu'à l'éirolutiim géologique, c'est le temps.

Arisk^ avait donné une descriptien exacte de Taorte ; Érasistrate avait reconnu dans le coeur et dénommé les valvules tricuspide et sigmolde; Héropbile avait expliqué la nature de Tartère pulmonaire. Aristote avait disséqué personnellement beaucoup d'animaux et Héropbile beaucoup de corps humains. Galien fut le premier anatomiste qui chercha à découvrir les fonctions des organes par des vivisections et des expériences sur les animaux vivants. Aussi alla4>il plus loin encore que le Stagyrite et les naturalistes de Técole d'Alexandrie. Non seulement il constata, avec ses prédécesseurs, que les veines contenaient du sang amené du cœur, mais il affirma que les artères, au lieu de n'être, comme leur nom l'indique, que des canaux d'air subtil, renfermaient du sang aussi.

Galien était en plein dans la méthode ; il n'y avait qu'à continuer. Mais, durant tout le moyen âge, l'analomie demeura stationnaire. Yésale et ses contemporains se plaignaient encore amèrement, au seizième siècle, de ce que l'impossibilité de disséquer les cadavres humains les obligeait à tirer leur instruction anatomique de l'étude des

S56 LA MÉTHODE S'APPUlË SUR L'HISTOIRIi:.

animaux inférieurs. Un jour, Tancien médecin de Gharlest- Quint ouvrit le corps d'un grand d'Espagne, avec le consentement de sa famille, afin d'examiner le cœur ; il fut dénoncé à Tlnquisition et il n'échappa à une condamnation terrible que par la protection de son patron, Philippe II, et par la promesse d'accomplir un pèlerinage en terre sainte.

Tandis que Galien s'était avancé dans la voie de Texpérimentation physiologique, on préféra pendant longtemps discuter, à perte d'haleine, sur ses écrits et sur ceux d*Âristote, plutôt que de disséquer un cadavre, que dis-je ? plutôt que d'observer un lapin. Aussi faut-il arriver à l'école de Bologne du treizième siècle et à l'époque française du quinzième pour constater quelques découvertes, et la double circulation du sang ne fut-elle pleinement démontrée par William Harvey qu'en 1619, quatorze siècles après Galien.

Un tel fait a de quoi surprendre ; mais il en est de plus étonnants encore, et ceux-là les connaissent bien qui ont suivi avec attention et sans préjugés le mouvement intellectuel de l'humanité. Un jour^ vers 1610, le père Christophe Scheiner, astronome de Souabe, professeur à Ingolstadt, se servant d'une lunette, récemment inventée en Hollande, crut apercevoir des taches dans le soleil. 0 blasphème I que devenait l'incorruptibilité des cieux ? Il fit part de son observation à son provincial, le père Budée, qui lui répondit : « J'ai lu et relu bien souvent mon Aristote, et je puis vous certifier qu'il ne s'y trouve rien de pareil. Allez, mon fils, tenez-vous l'esprit en repos. Les taches que vous croyez avoir vues au soleil étaient dans votre lunette (1). » Ne riez pas, cher lecteur, bien des gens

(1) Cité par M. Fayb, l* Origine du monde. -• Van Helmont,

de voire connaissance parlent en politique^ comme le père Budée.

La méthode scientifique ne sert pas seulement à découvrir les lois de la nature, celles de la politique^ aussi bien que celles de Tunivers matériel et du monde organique; elle sert également à les démontrer. Posséder la vérité ne suffit pas pour la faire adm ettre. De tout temps, certains groupes, certains hommes ont cherché à l'imposer par la force ; c'est se servir d'un fusil qui recule ou plutôt qui éclate entre les mains. Quant à la persuasion, elle n*est obtenue que si les raisons et les moyens pouvant la faire naître sont susceptibles d'être compris. A cet égard, Thistoire de Tastronomie, dont nous allons retracer les principales phases, est pleine d'enseignements essentiels à méditer (1).

Les anciens considéraient la terre comme un disque plat, et l'univers comme un dôme solide tournant en vingt-quatre heures d'un mouvement uniforme autour de la terre. A cette voûte cristalline les étoiles étaient fixées comme des clous de diamant.

Certains corps célestes ne se conformaient pas dans ]»urs mouvements à cette loi si simple : c'étaient le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, ceux qu'on appelait en ce temps-là les sept planètes. On obser-

s'aperoevant que depuis Dioscoride la science des végétaux n'avait fait aucun progrès, demandait à un professeur de faculté s'il n^existait pas d'autres livres où les propriétés des plantes fussent expliquées. Celui-ci répondit que sur cette matière « Galien et Avicenne n'avaient rien laissé à désirer ». (Voir L. Figuier, les Savants illustres,)

(1) Voir J. Bertrand, les Fondateurs de Vastronomie. — H. Paye, Sur V origine du monde. — Delaunay, Traité d*astronomie, — Conflict of religion and sciencet by Draper.

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158 LA MÉTHOBE S'APPUIE SUR L'hISTOIRE.

yait que Tfaeure du lever et du coucher de ces astres variait chaque jour : ils paraissaient décrire des cercles différents de celui du mouvement diurne. Pour exphquer ces anomalies, on supposa que chaque planète était fixée à une sphère transparente qui tournait autour de la terre en sens contraire de la sphère des étoiles, tout en étant en* traînée par celle-ci.

Quand de nouvelles observations sortes mouvements dn soleil et de la lune, sur les stations et les rétrogradations des planètes, rendirent cette théorie insuffisante, on fut conduit à compliquer Thypothèse. Ekidoxe de Gnide, qui vivait au quatrième siècle avant notre ère^ attribua au soleil et à la lune trois sphères concentriques, animées de mouvements particuliers ; chacune des cinq planètes en eut quatre. Aristote porta plus tard le nombre des sphères à trente-six.

Ces rouages étaient par trop nombreux ; aussi l'astronomie grecque revint-elle à des idées plus simples. Avec Apollonius de Perga, Hipparque et Ptolémée apparaissent, entre le deuxième siècle avant et le deuxième siècle après Jésus-Ghrist, deux théories qui dans la suite se combinent ensemble. Dans la théorie de Texcentrique, la terre n'occupe pas le centre du cercle décrit autour d'elle ; dans celle de Tépicycle, chaque planète se meut sur une circonférence, nommée épicycle^ dont le centre parcourt luimême la circonférence d'un autre cercle nommé déférent.

Vains efforts 1 ces diverses constructions de Tesprit s'écroulent les unes après les autres. II faut reconnaître toutefois que, dans leurs recherches, les astronomes grecs demeuraient assez fidèles à la méthode scientifique ; s'ils n'ont pas abouti, c'est que le nombre des observations, les procédés de calcul et les instruments leur ont fait défaut. Le nombre des observations, l'expérimentation et la méthode font également défaut à la pohtique.

Les astronomes grecs, comme nos moralistes et nos politiciens, s'efforçaient de sortir d'embarras par la complication des hypothèses ; mais, dans le labyrinthe où ils s'engageaient, ils ne pouvaient réussir à trouver Tissue désirée. Les disciples de Zenon, les stoïciens, crurent atteindre d'un bond à la simplicité. Leur tentative fut plus vaine encore; car ils abandonnèrent, comme fît Platon, la méthode scientifique pour recourir à une entité. D'après eux, chaque planète serait conduite par une âme, qui la dirige dans sa route et qui Ty maintient. De telles explications sont fort simples, il est vrai ; mais elles sont trop faciles, et elles ont le défaut de ne rien expliquer du tout.

Et cependant, la théorie du système solaire était déjà pressentie depuis le sixième siècle avant notre ère. Pythagore disait que la terre est sphérique, qu'elle tourne sur elle-même en vingt-quatre heures d'occident en orient, et que le soleil est immobile au centre du monde, tandis que les planètes circulent autour de lui. Cette doctrine allait contre les apparences et choquait les idées religieuses du temps. Pythagore n'osa l'enseigner publiquement tout entière : il se borna à professer la rondeur de la terre, et ne s'expliqua sur son mouvement de translation qu'en présence de quelques initiés. Aristarque de Samos se fît le promoteur ardent de la théorie pythagoricienne (1). Il fut de tous les anciens, d'après Laplace, celui qui posséda les idées les plus justes sur la grandeur de l'univers. Pour lui, la terre n'était qu un point tlans l'espace. C'était faire dé* choir la terre de son rang, et, par suite, dégrader l'homme lui-même, ce qui contrarie les cosmogonies de tous les pays et de tous les temps. Aussi, la persécution vint- elle l'atteindre : le stoïcien Cléanthe d'Assos l'accusa d'impiété pour avoir troublé le repos de Cybèle.

(1) 280 ana avant Jésus- Christ.

Le système de Pythagore ne jouit d^aucune faveur, tandis que celui de Ptolémée fut généralement accepté. L'heure de la théorie héliocentrique n'avait pas sonné encore ; les hypothèses subjectives avaient pris un grand essor avec Platon, et le moyen âge devait tout leur sacrifier. Une question astronomique était-elle soulevée, on en cherchait la solution dans les écrits des Pères de TËglise. La Bible ne disait-elle pas que Josué a arrêté le soleil, que le ciel est en haut et la terre en bas? Qu'étaient auprès de semblables (témoignages les découvertes de la science? Il fallait pourtant à la fin en tenir compte. Plutôt que de compromettre la légende sacrée, Fracastorio expliquait encore, au seizième siècle, les mouvements des astres par la combinaison de soixante-dix-neuf sphères transparentes emboîtées les unes dans les autres.

Il fallut à la fois une forte conviction et une grande prudence à Copernic pour reprendre une doctrine entachée d'hérésie. Cette conviction, il l'avait acquise en étudiant en Italie sous des maîtres célèbres ; cette prudence, il la poussa au point de garder son ouvrage inédit pendant trente années. On raconte que le premier exemplaire de la Révolution des corps célestes qui sortit de la presse lui fut apporté en 1543 à son lit de mort. Dans cet immortel ouvrage, Copernic démontra que les mouvements des corps célestes par rapport à la terre peuvent n'être considérés que comme des apparences; il établit que le soleil est immobile, que les planètes décrivent des cercles autour de lui, que la lune tourne autour de la terre et est emportée avec elle dans son mouvement de translation autour de Tastre central, enfin que notre globe tourne sur lui-même en vingt-quatre heures. Le livre des Révolutions fut condamné par la congrégation de l'Index.

Il se trouva un moine dominicain, plein d'ardeur et de

science, pour propager le système de Copernic. Dans ses nombreux ouvrages écrits en italien et en latin (1), il soutint que la terre n*est qu'un point de Tespace ; il déclara que les Écritures avaient pour objet d'enseigner la morale et non la science, qu'elles ne possédaient aucune autorité au point de vue de Tastronomie et de la physique. Arrêté à Venise, il fut enfermé pendant six ans dans les plombs du palais des doges ; transféré ensuite à Rome dans les cachots de l'Inquisition, il fut, après une détention de deux années, traduit devant le tribunal ecclésiastique. Plus courageux que Galilée, Giordano Bruno se refusa à toute rétractation. La sentence du Saint-Office le condamna à être remis au bras sécuher, « pour être puni avec autant de clémence qu'il se pourrait, et sans effusion de sang ». Ce doux langage signifiait que Bruno devait périr dans les flammes. Il fut brûlé vif sur la place Gampo de' Fiori,le 17 février 1600 (2).

Il était dangereux d'accepter le système de Copernic. Tycho-Brahé n'osa pas toucher à l'immobilité de la terre ; il fut opportuniste en astronomie. C'était un savant laborieux et zélé ; il observa pendant trente-cinq ans les états du ciel avec un soin minutieux, et réunit ainsi les documents qui étaient indispensables à Kepler pour donner plus de correction, et par suite plus d'évidence^ à la théorie de son maître.

Copernic avait dû recourir encore à l'artifice de l'épicycle et de l'excentrique afin de rendre compte des iné-

(1) Cena de le Ceneri. — De VinfinitOy universo e mondi. -^ Do immenso et innumerabUilms, etc.

(2) Les étudiants de Rome ont pris i'initiative d^une souscription pour ériger un monument à ce martyr de la science au lieu même où il a été brûlé. Ce monument sera inauguré pour le S86« anniversaire du supplice de Bruno.

galités du mouvement planétaire. Kepler reconnut que les orbites décrites par les planètes autour du soleil sont d«s ellipses et non des cercles, et il formula les trois lois immortelles qui sont devenues le fondement de Tastronomic moderne.

Galilée, qui était le contemporain de Kepler, apporta, de son côté, de nouvelles preuves. Si le système de Copernic est yrai, disaient les scolastiques, Vénus doit avoir des phases comme la lune ; or Vénus n'en a pas. Galilée découvrit la lunette qui porte son nom et montra ces phases à ses contradicteurs. Il découvrit les satellites de Jupiter et présenta ainsi à tous les yeux le tableau en miniature du système de Copernic, se bornant à répondre par des sarcasmes à cette objection de Técole : Puisqu'il n'y a que sept métaux, puisque le chandelier du temple n'avait que sept branches, puisque la tète n'a que sept ouvertures, il ne peut y avoir plus de sept planètes.

Le rempart des vieilles doctrines était désormais entamé; les adversaires de l'idée nouvelle se sentirent touchés. Galilée fut poursuivi, comme nul ne l'ignore; il se rendit à Rome et devant le Saint -Office il abjura son erreur le 22 juin 1633.

Mais la vérité trouve toujours son heure. Gomme le disait Kepler à propos de la mise à l'index du livre de Copernic : « Quand on a essayé le tranchant d'une hache contre du fer, elle ne peut plus servir même à couper du bois. »

Isaac Newton devait porter le dernier coup à l'édifice vermoulu de la cosmographie antique. Kepler avait donné ses lois; Galilée, Torricelli, Huyghens avaient créé la mécanique; Picard avait mesuré un arc du méridien français. L'astronome de Cambridge put dès lors, dans son livre des Principes^ identifier la force qui retient la lune dans son

HISTOIRE DE L'ASTRONOMIE. ft6S

orbite av€C la pesanteur qui fait tomber la pomme de l'arbre, calculer cette force, démontrer ensuite que la trajectoire d'un corps, qui a reçu une impulsion initiale et qui est soumis à une force semblable, est une ellipse dont le centre de la terre occupe un des foyers. La loi de la graTitation universelle était trouvée (1087), et Tastronomie constituée définitivement à I état de science.

La pensée de Pjthagore avait mis vingt-deux siècles à s^affirmer. Il avait fallu tout ce temps pour la rendre plus complète, plus précise et plus correcte, la démontrer par l'observation et la soumettre au calcul. Il est vrai que durant une longue période, depuis les astronomes de Técole d'Alexandrie jusqu'à ceux du dix-septième siècle, h, méthode scientifique avait été délaissée. La scolastique avait atrophié à un tel point Tesprit humain qu'il était plus difficile de faire accepter la vérité que de la découvrir.

Certes, on ne saurait prétendre que les hommes du moyen âge eussent de sérieuses objections contre le double mouvement de notre planète. La plupart ne s'en souciaient guère et n'y comprenaient rien. Mais ce double mouvement dérangeait une conception générale de Tunivers dont tous étaient imbus, et qui faisait delà terre le centre du monde, de même que le transformisme dérange la conception générale qui fait de l'homme un être à part, pour qui le monde aurait été créé. Jj anthropocentrisme est aujourd'hui le même obstacle que le géocentrisme a été si longtemps. Et, lorsque nous démontrerons dans le chapitre suivant que, pour faire de la politique scientifique, il faut refondre les cerveaux, nous ne ferons que développer une vérité, mise en lumière par l'évolution de l'astronomie.

Après les admirables travaux de Newton, de Laplace et de Lagrange, l'astronomie est devenue une science posi-

tive, permettant de prévoir pour les temps les plus éloignés de nous la succession des phénomènes célestes, lesquels se produisent au moment indiqué, comme s'ils obéissaient à la volonté de l'astronome. Connaître les lois de la nature équivaut à la dominer.

L'histoire qui précède est celle de toutes les grandes découvertes intellectuelles. La méthode seule les a fait surgir et adopter. La politique en est encore à ses origines, et, dans un siècle, peut-être trouvera-t-on quelque rapport entre le langage de certains docteurs parlementaires d'aujourd'hui et celui des docteurs scolastiques du moyen âge.

L'astronomie a été la première science fondée, parce que la méthode s'y borne h l'observation ; les autres sciences physiques ont recours en outre à Texpérience ; la sociologie, plus compliquée, ne saurait se passer de l'observation, de l'expérience et de l'assentiment (i).

(1) Chap. VIII.

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