‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 100 sur 225 · POURPARLERS A R O M F. ( .) U I N - .1 L 1 L L ET · texte numérisé non relu

POURPARLERS A R O M F. ( .) U I N - .1 L 1 L L ET

On n'attendit pas la venue de L. Toscano à Rome pour toul discuter et tout conclure. A la vérité, l'ambassadeur français auprès du Saint-Siège, le comte de Carpi (1), était absent.de Rome. A la suite du traité du 1*^^' avril, qui obligeait le Pape à expulser de ses États les sujets de l'Empereur qui avaient fait acte de rébellion contre lui, — ce qui était le cas de Carpi, à cause de ses fiefs de mouvance impériale dans la Haute-Italie, — ce diplomate, sous prétexte d'une saison aux eaux de Viterbe, avait couru se réfugier dans cette ville (2). Mais il était, semble-t-il, parti seul; il avait laissé à Rome tout le personnel de l'ambassade, en particulier les deux secrétaires, Nicolas Raince (3) et Sigismondo Santo (4), qui jouaient le rôle de chargés d'affaires. A côté de ces agents subalternes, le cardinal de Côme. Scaramouche Trivulce (5), protecteur

che averta eome manda le lettere clie mi scrive, perche quella dell' altro di. dove mi scriveva la venuta del Toscano poco manco che non mi lu data da M. Sisto in presenza del Signor Arcivescovo, et V. Signoria sa quanto poco segno basteria a far comprendere qualche cosa a chi ha la prattica che ha Sua Signoria. » Ihicl., f" 167 v°.

(1) Alberto Pio, comte de Carpi, était un cadet de la maison de Savoie. On le trouve en 1508-9 ambassadeur de Louis XII auprès de l'Empereur Maximilien avec l'évêque de Paris, Et. Poncher (Des.iardins, ii. 259) ; mais, dès 1510, il était chargé de représenter la France auprès du Saint-Siège (ibicL. 462-517). Il paraît être resté sans interruption ambassadeur à Rome pendant les quinze années qui suivirent. Il mounit à Paris en janvier l^.*^! et voulut être enterré revêtu de l'habit de cordelier; c'est à cette circonstance que fait allusion Marot dans sa Seconde lettre du Cor à l'Ane, où il dit :

Témoin le comte de Carpi Qui se fit moine après sa mort.

Sur ses funérailles auxquelles le Roi donna un grand éclat, cf. Délibérations du Bureau de la Ville, ii, 102.— Il recevait 10.000 1. 1. de pension annuelle ( Ar. Nat., J 964,66). — Sa statue couchée en bronze due à maitre Ponce est. conservée au Louvre dans la salle des Michel-Ange.

(2) V. ci-dessous en note les lettres de Sessa, des 24 juillet et 1" août.

(3) Raince servit longtemps la France à Rome. Beaucoup de ses lettres, surtout des années 1526 à 1530 sont à la B. N. mss. fr. 2984, 3009, 3040, etc.

(4) Ce Sigismond, qui avait accompagné le Roi en Italie dans l'hiver de 1524-5 en qualité de secrétaire, avait été dépêché par ce prince au comte de Carpi le 13 février 1525. (Cf. let. de cette date de François I" au légat Salviati, citée d'après les archives de Florence par M. Perret dans ses Notes sur les actes de François /", p. 46).

(5) Fils de Jean-Firme Trivulce, conseiller du duc de Milan et neveu du maréchal Jean-Jacques Trivulce. D'abord professeur de droit à Pavie, il devint sous Louis XII conseiller du Roi et évêque de Côme. A la promotion de 1517, il fut fait cardinal-prêtie du titre de Saint-Cyriaque et reçut ensuite la charge de protecteur de France. On ne doit pas le confondre avec son cousin .\ngustin Trivulce, cardinal-diacre de la même promotion et connu

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