‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 99 sur 225 · X. Srilo MBF. K(; Kl' ,1 . - .\r . (.IBKKII "iOT · texte numérisé non relu

X. Srilo MBF. K(; Kl' ,1 . - .\r . (.IBKKII "iOT

ligue franco -italien ne (1). D'ailleurs, comme le succès de l'entreprise exigeait qu'on la gardât secrète, il n'y eut dans le gouvernement aucune modification apparente; Schomberg, auquel on eut grand soin de cacher toutes ces menées, fut laissé à la tête des affaires et parut conserver toute la confiance de son souverain. Mais ce n'était là qu'une feinte pour mieux dérober aux Impériaux les nouveaux desseins de la cour de Rome. Tandis que l'archevêque et le Pape lui-même protestaient en toute occasion de leur dévouement aux intérêts de Charles-Quint, le Dataire ne cessait de négocier sous main avec les agents français, anglais ou vénitiens et arrêtait de concert avec eux tout un plan de campagne qui n'allait à rien moins qu'à chasser les armées impériales de la Péninsule (2).

Il) Toutes les communications du gouvernement pontifical relatives à cette affaire émanent de Giberti; c'est lui qui écrit àl'évêque de Baveux, au nonce en Suisse E. Philonardo, au nonce en Angleterre H. Ghinucci, à Sigismondo Santo, à Domenico Sauli, etc.. Cf. Lett. Priiic, i, passlm.

(2) Sessa, qui avait eu bien vite vent de l'intrigue, en ayant fait des observations au Pape, celui-ci lui donna de belles paroles et lui dit qu'il ne désirait rien autant que de rester l'ami de l'Empereur; il répéta les mêmes assurances quelques jours après à la suite d'une nouvelle démarche de l'ambassadeur impérial. Cf. Sessa à Charles V, 12 et 14 juillet, ut sup., i"^ 279 v" et 286 r" et n'"* 134 et 140. — D'ailleurs, toutes ces précautions ne trompaient pas le duc, qui restait très méfiant à l'endroit de Giberti. « El Datario platica con estos todos, » écrivait- il, « y en palacio es publico entre elles que el Duque de Milan esta temeroso y que de nuevo envia a Venecia al cavallero Landriano de manera que parece que hablan entre si como Italianos. » Let. du 12 Juillet, ut sup., f^ 279 v° et n" 134. « Para mi tengo que el arcobispo de Capua no entiende esta platica...; a mi juzgio y a lo que alcanzo, por via del Datario se trama todo. » Même date, f''278 r" et v° et n° 135. « Los negocios \an por el niismo estado que he avisado : el arzobispo de Capùa tiene todos los de Estado, aunque sufre algunas grupailas por la difficuldad que alla se ha tueto en la confirmacion y execucion de los capitulos...; el Datario entiende en su Dataria y credo que a mano cubierta tracta con los que vienen a poner las platicas delante que ya he dicho, bien que el dissimula el possible publicando que en nada se empacha, pero esto no lo juraria yo; que V.Ma* puede tener por cierto que ninguna cosa hay grande ni pequena qiie el Papa entierablement no comunique cou el que este es el unico y aniado hijo. » Même date, f"" 281 v" et 282 r" et n" 134. — Comme E. Philonardo, sur ses sollicitations, avait été autorisé par Capoue à quitter la Suisse, Giberti le pria d'objecter à ce dernier le mauvais effet que ce rappel produirait dans les Cantons, afin de pouvoii* rester dans ce pays sans éveiller les soupçons de l'archevêque ; il lui recommanda aussi de continuer à lui écrire « ail' usato et avertendo che ne lettere per Sua Signoria venghino con le mie, ne mie sotto le sue ». Giberti à Philonardo, 1"' juillet, ut sup., f" 166 v". — La correspondance secrète du Dataire manqua du reste d'être saisie dès le début par Schomberg ; nous lisons en effet dans la lettre de Giberti à Bayeux du 1" juillet : « Voglio anco ricnrdaro a V. Signoria

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