NOUVELLES NÉGOCIATIONS (NOVEMBRE
gent supérieur de 4.000 soldats à celui dont il avait été question à Lyon. Il est vrai qu'en retour la Régente exigeait des Italiens des sacrifices plus considérables : elle demandait que le nombre des hommes à leur solde fût porté de 12.000 à 20.000; en outre, elle revendiquait pour la France le comté d'Asti, et, en échange des renonciations au duché de Milan et au royaume de Naples, elle prétendait obtenir des détenteurs éventuels de ces pays deux pensions perpétuelles s'élevant Respectivement à 50.000 et à 100.000 livres tournois (1).
Les agents anglais ne manquèrent pas d'appuyer ces ouvertures. Ils firent valoir que leur maître ne trouverait pas mauvais qu'on le nommât au traité en qualité de protecteur de la Ligue et qu'il dénoncerait son alliance avec l'Empereur dès qu'il en verrait une occasion opportune ; il paraît même qu'ils promirent formellement en son nom une contribution mensuelle de 25.000 écus, pourvu que les confédérés prissent l'engagement de lui rembourser après la guerre les sommes ainsi avancées pour eux (2).
Les circonstances semblaient. favorables ; Pescaire était atteint d'une maladie incurable et sa mort prévue allait laisser sans chef
(1) Ghinucci à Wolsey, 14 novembre, ut sup., 1765, et Bayeux à Madame, 18 novembre, ut sup.
(2) G. Casai à Wolsey, 7 novembre, ut sup. — Le même à Wolsey, sans date, B. M. ms. Cott. Vitel. B vu, f^ (215) 211, et Brewer, iv, 1885. — Orio à Seigneurie, 27 septembre, Brown, m, 1141. — 11 est impossible dafErmer avec une absolue certitude que les Anglais parlèrent alors d'une contribution de 25.000 écus; car, ainsi que nous l'avons dit plus haut, aucune lettre de ces ambassadeurs n'eu fait mention ; seule, une lettre sans date de Casai semble s'y rapporter : il y est dit que, le Pape ne se décidant pas à conclure, il serait sans doute expédient pour l'agent anglais de découvrir les points contenus dans sa plus secrète instruction. Si cette dernière était celle dont parle L. Orio dans sa dépêche du 22 septembre, il en résulterait que les Anglais n'avaient encore promis aucun secours pécuniaire, mais rien n'est moins certain et il est fort vraisemblable que ces instructions étaient plus secrètes que celle dont Orio reçut la confidence à Londres. En effet, dans le mémoire remis à Fitzwilliam eu janvier 1526, il est dit que Madame « a sceu par le cousté de Venise » que G. Casai avait promis que le roi d'Angleterre « frayeroit voulentiers vingt cinq mille ducaîz par mois » (P.J.,l). — Les lettres des Impériaux nous fournissent des indications semblables. Dès le 27 novembre, Sanchez et Caracciolo savaient qu'Henri VIII devait contribuer pour 25.000 couronnes (Let. des 27 et 29 novembre, G.w., m, 282 et 284). A Rome, Sessa écrivait à la date du 30 novembre : « El rey de Inglaterra contribuye con una parta no se quanta y todos se le obligan de restituyrle lo que da de présente en un tanto tempo largo » (B. M. Add. ms. 28575, f° 36 r°, et G.w., ni, 286). Et Herrera ajoutait le 16 décembre : « El rey de Inglaterradizen que contribuye con xxv" escudos r>[Ibid., f» 52 vet n''299(.