‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 110 sur 225 · EXIGENCES DU PAPE (NOVEMBRE · texte numérisé non relu

EXIGENCES DU PAPE (NOVEMBRE

garnisons de Vérone et de Brescia furent renforcées ainsi que celles de Parme et de Plaisance (1).

A la fin de novembre, l'heureuse issue des négociations ne faisait doute pour personne, et, le 25 de ce mois, Ghinucci pouvait écrire à Wolsey que Sa Sainteté était résolue d'en finir et que la Ligue serait incessamment rendue publique (2).

Mais, tout en protestant de son désir de conclure, Clément VII ne sacrifiait aucune de ses prétentions. Aux instances de Carpi et de Foscari, qui l'adjuraient de se prononcer sans plus attendre, il répondit qu'il ne le ferait qu'à deux conditions : la première, que le roi d'Angleterre accédât personnellement à la Ligue, la seconde que le gouvernement français fournît des sûretés pour le paiement des quatre premiers subsides mensuels. Désespérant de vaincre sa résistance, les ambassadeurs eurent recours à G. Casai. Celui-ci se rendit au palais et pressa vivement le Pape : il lui dit que de semblables atermoiements le rendraient suspect d'intelligences avec les Impériaux et s'emporta jusqu'à lui reprocher de manquer à tous ses devoirs. Cette sortie ne réussit pas mieux que les exhortations des représentants français et vénitiens. Renonçant à ses exigences précédentes, Clément VII en éleva une nouvelle qui n'entraînait pas un moindre retard dans la signature du traité de Ligue : il déclara résolument qu'il ne traiterait pas à moins que le roi d'Angleterre se portât caution des engagements pris par les Français. Ce fut son dernier mot ; il ne resta d'autre ressource que d'en écrire en Angleterre (3).

(1) Cf. Caracciolo et Sanchez à Charles V, 10 novembre, Soria au même, 17 novembre, Najera au même, 17 novembre, Caracciolo et Sanchez au même, 20 novembre, Najera au même. 25 novembre, Caracciolo et Sanchez au même, 29 novembre, dans Gay., m, 256, 270, 271, 274, 280 et 284.

(2) « San'" Sua jam resoluta est super unione de qua ûebat mentio in nostra instructione et brevi publicabitur...; post scripta intellexi a viro magnse authoritatis cui credi potestquod Papa jam est resolutus justa instructionem quam portavimus. » Let. du 25 novembre, ut sup.,

(3) G. Casai à Wolsey, sans date, B. M. ms. Cotton. Vitel. B vu, f» (215) 211 et Brewer, IV, 1885. Cette lettre fort mutilée ne porte pas de date et Bre- WER l'a attribuée au mois de janvier 1526; mais l'allusion qui y est faite à la venue du commandeur Herrera et le sens général des renseignements qui y sont contenus ne nous permettent pas de la rapporter à une autre date que les derniers jours de novembre ou les premiers de décembre 1525. — Les lettres, du duc de Sessa éclairent d'une vive lumière la conduite tenue par le Pape. « Lo que siento de Su San^-^ es gran temor de tener por determinado que V. Ma" tomaia para si el ducado de Milan, que es articulo que por ninguna forma puede comportarlo... Las tramas que andan son grandes y tanto mayores despues de la novedad de Milan quauto mas verifican que

MISSION d'iIKKREKA (DÉCEMBRE lÔ-Jo) 233

Les choses en étaient à ce point lorsque parvint à Rome le commandeur Herrera qui avait quitté l'Espagne un mois auparavant et qui apportait à Clément VII la réponse de l'Empereur.

Sa venue ranima les espérances des Impériaux ; le duc de Sessa et rarchevêque de Capoue, dont les sollicitations et les conseils n'avaient pu jusqu'alors détacher le Pape des confédérés, en profitèrent pour tenter un dernier effort. Le 7 décembre, Herrera, qu'accompagnait

V. Ma"' toina aquel estado... De dos dias acâ audan las platicas mu.v mas calientes y Venecianos aprietan àl Papa por que se déclare y que rompan, coufiados que no les l'altara quien les ayude, y de Ynglatena no echan agua al fuego, sino fuesse para mas accenderlo ; Su San»* entretieue las intelligencias, pero a mi ver no concluyra sin tener aviso de alla de lo que el Legado acaba. » Sessa à Charles V, 12 novembre, B. M. Add. ms. 28575, f- 12 r» et V", 15 r, 19 r et Gav.. m, 258. « La negociacion no puede (racfatse con mas calor de lo que se tracta y esta en muy poco de acabarse todos de desbergonçar..., y sino haviera embaraçado al Papa con la esperança de que V. Ma"* embia, sin uinguna duda y assi lo verifico por cierto que la cosa estoviera fecha y descubierta, y ya se va desconfiando y dize que lo quiero entretener con palabras. . . Entiendo y de buen lugar que Su San-'" es muy solicilado de Venecianos que se tienen por acordados con Francia y le aprietan cruelmente para que se de clare, y se que esta en grandissima ambiguydad porque querria excusarse de guerra y del gasto délia y por otra parte le astringe lo que le parece que le nanen el fuego y lo que conoce que pierde con la irresolucion no tomando partido; hârto ayuda su propria natura para la indeterminacion que tiene ; mas temo, segun le soliciian y despiertan cada hora, que le traheran a lo que quieren... Los embaxadores ingleses solicitan en parte y se tienen a uno con Franceses y Venecianos... El Papa esta oy en el pejor canon que nunea hombre estuvo y dizen del gênerai y particular blasfemias terribles, dandole culpa que por su poca pruntagine esta Italia perdida por no gastar y estar irresoluto ; sabelo y dissimulalo; temo que esta voz con las otras que tiene cerca del oydo no le despierten y ahun tengolo por determinado sino se haze otra provision de alla de la que fastâ aquise ha fecho. » IbUL, 23 novembre, f- 25 T", 25 v et 26 r", 27 v" et n» 279. <i Despues aca, viendo que las platicas yvan mas encendidas y poco menos que a la descubierta, porque ya no se usaba de la mesma passada eu el se(îreto ni en el tractar, sino que a la publica se negocialja, me parecio hablar al Papa ; repondiome que el no podia dexar de oyr los que le requerian... ; suppliquele que quisiesse avisar a V. Mad primero que se resolviesse con nadie de lo que Su Sanad deseaba y que taies medios representaria que ya V. Mad se conformana con su opinion; y este hizo porque se ganasse algun tiempo para que ya no concluyesse y que V. Mad pudiese tomar lo que mejor la satifiisiesse ; dixome que yo escreviesse segun juzgaba que convcnia, mas que prendarse el a esperar con terraino limitado que no lo haria, poniue. quandoassi lo hiziesse, a V. Mad le quedaba libertad para examinar lo que quisiesse y el estaba

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