‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 111 sur 225 · DÉFECTION DL: PAPE (12 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

DÉFECTION DL: PAPE (12 DÉCEMBRE

l'ambassadeur, eut une audience du Souverain Pontife (1). Dès le lendemain 8, les agents des confédérés purent s'apercevoir que le vent avait tourné. Clément VII ne cacha pas à l'évéque de Worcester qu'il lui était venu des doutes sur la sincérité du roi d'Angleterre. Il avait reçu, dit-il, des rapports de diverses personnes et particulièrement de son Légat en Espagne qui lui avaient appris que Charles-Quint se prétendait assuré de l'amitié d'Henri VIII et que les ambassadeurs anglais ne le démentaient pas ; ces rapports avaient éveillé ses soupçons et ses craintes; car, ajouta-t-il^, il ne faisait de fondement que sur l'appui de l'Angleterre ; il n'ignorait pas que les Français ne l'aimaient guère et qu'ils ne regarderaient pas à l'abandonner s'ils voyaient Henri VI II se désintéresser de la Ligue. La conclusion fut qu'il pria l'ambassadeur anglais d'en aviser le Cardinal et de lui demander, avec une déclaration catégorique des intentions du Roi, l'explication des faits signalés par le Légat (2).

Ce n'étaient là que des défaites. Peu de jours après, la rupture devint déclarée :1e Pape, abandonnant définitivement les confédérés, signa une convention avec Sessa et Herrera. Par cet acte, en date

ligado sin tomar particlo ; y ahunque hize mucha instancia por reduzirlo no pude... En suma lo que dire que quiere es que V. MaJ haga loque prometia de manutener a cada quai en su ser... Esto es lo que fastâ ahora he podido alcançar de Su Sanad, el quai eonozco que esta suspense y que le aprietan Franceses y Venecianos muy reciamente porque se déclare y saïga de la irresolucion, y Inglaterra no calla... Los tractosy platicas no puedenyr mas vivos de lo que van y quasi se tiene por deliberado que son de acuerdo, pero Su Sanad me ha dicho y con juramento que fastâ ahora no esta prendado.».Entretanio que me viene respuesta, hare lo ultime de potencia porque el Papa no se acabe de declarar con ninguno. La f uerça de los que procuran el contrario cerca de Su Sanad es grande... Todo esta en solo dar su conseutimieuto el Papa... Se que Su Sanad ahun no esta obligada que dessea acordarse con V. Mad hallandose medios convenieutes, pero aprietanle mas de lo que se puede encarescer... ; en este medio no perdere dia de travajar de detenerle irresoluto. » Ibid., 30 novembre, f"^ 32 r" et v% 33 r" et v", 34 r», 35 r% 36 r° et v et n" 286.

(1) « A seys del présente arribo aqui el comendador Herrera y su llegada fu a tan buen tiempo que no se pudiera elegir niejor, que como por otras he avisado a V. Mad las platicas andaban muy calientes, de suerte que a f uerça de braços se ha sostenido que no veniessen en alguna conclusion porque estavan menos que desesperados de lo de alla, viendo lo que tardaba de venir alguna resolucion... Desde la hora que llego no se ha perdido ninguna de negociar fastâ esta. » Sessa à Charles V, 16 décembre, ibid., i" 45 r" et V et n» 300. — Cf. aussi Herrera au même, ibid., i"^ 51 r" à 55 r° et n° 299, et Guicci.\r.DiNi. 1. XVI, t. Il, pp. 341 et 342.

(2) Ghinucei à Wolsey, 8 décembre, Rec. Of. Brewer, iv, 1812.

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du 12 décembre, il promit de ne rien entreprendre contre l'Empereur durant un délai de deux mois commençant au 16 décembre 1525 et finissant au 16 février 1526 ; cependant, Charles-Quint devrait lui faire connaître ses desseins sur le Milanais et le sort réservé au duc François ; passé ce temps et si les résolutions impériales ne lui agréaient pas, Clément VII reprendrait sa liberté d'action. Les Vénitiens avaient vingt jours pour adhérer au traité (1).

Ils n'y pensèrent pas. De Venise vint au contraire l'ouverture d'une nouvelle ligue destinée à remplacer celle qu'avait fait échouer la défection du Pape.

Dès le milieu de novembre, l'évêque de Bayeux avait pressenti la Seigneurie et lui avait demandé « si le Pape failloit à entrer en ceste lygue et confédéracion, si Elle se contenteroit le faire ».

(1) « Visto que con Su Santidad uo se podia haver medio de concluyr conforme a la capitulacion, paiecio nos al Duque y a mi que era bien tomar termiuo de consultai' con V. Mad cou una forma de suspension laquai el Duque enbia a V. Mad las condicionnds ; y seguredad esta assentado y firmado de Su Sanad y del Duque por parte de V. Mad.» Herrera à Charles V, ut sup., f°" 51 v et 52 r°. — Gayangos (m, p. 521) donne une analyse de la convention du 12 décembre. — Balan (n° 154) publie un bref du 19 décembre aux Vénitiens par lequel Clément VII leur annonce son accord avec l'Empereur, qu'il avait conclu, prétend-il, avant que Foscari lui ait communiqué les dernières propositions de la Seigneurie ; il les exhorte en même temps à la paix. Des brefs analogues furent expédiés au roi d'Angleterre, à Wolsey et à Madame (n"^ 155 à 157). Mais il paraît qu'en dépit de ces démarches officielles, le Pape prit soin de laisser savoir à ceux qu'il abandonnait que sa défection n'était pas sans esprit de retour et qu'il renouerait volontiers avec eux dès qu'il en aurait l'occasion ; voici en effet ce que nous lisons dans une lettre de Ghinucci du 24 décembre : « A fidedignis accepi Papam afflrmare potaisse exnunc firmare tractatum supradictum cum Cesare, sed, cum colore insufficieutire mandat! procurationis agentium pro Cesare, voluisse rem ad duos menses suspensam tenere ad hoc ut Galli et Angli qui in preteritum frigide in his processisse videntur, si excitari velint, possint intra id tempus id facere et significare San" Suc; quod si fecerint asserit velle cum ipsis Gallis et Anglis se unire, etiam si César hune ultimum tractatum ratificaret. » Rec. Of., Bkkwer, iv, 1838. — Ajoutons, pour achever de faire connaître la politique de Clément VII, que, taudis qu'il négociait à Rome avec les Vénitiens, les Anglais et les Français, son nonce en Espagne, le comte Castiglioue, avait, dès le début des pourparlers relatifs à la Ligue, reçu l'ordre de tenir l'Empereur an courant de l'affaire, ce qu'il avait fait. Cf. Navagero aux Dix, 24 septembre et 11 décembre, BuowN, III, 1120 et 1176.

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On lui avait répondu qu'il convenait d'attendre la résolution de Clément VII « et que, selon ycelle, on pourroit puis après mieux en deviser ». L'ambassadeur n'en était pas moins persuadé que la défection du Pape n'empêcherait pas la Seigneurie de poursuivre les négociations avec Madame et « de soy unir elle seule avec France (1). » Il instruisit la Régente de ses démarches. Celle-ci lui ordonna d'entretenir l'affaire et de savoir à quelles conditions les Vénitiens consentiraient à traiter (2).

Lorsque ces instructions parvinrent à Venise, le traité du 16 décembre venait d'y être connu. Elles ne pouvaient arriver plus à propos. Bayeux et Ambroise de Florence les firent connaître le 19 au Conseil, avec lequel ils eurent une conférence de plus d'une heure et demie (3). Le lendemain 20 décembre, la Seigneurie les informa qu'elle était disposée à contracter une union offensive et défensive avec la France et à supporter le tiers des frais de la guerre à entreprendre contre les Impériaux ; mais elle demandait que Madame se chargeât du second tiers et qu'elle sollicitât le roi d'Angleterre de contribuer pour le troisième ; en retour, on attribuerait à ce dernier une indemnité convenable sur les revenus du duché de Milan i4). Un envoyé, nommé Georges Sturion, fut aussitôt dépêché pour instruire la Régente des dispositions des Vénitiens et le Doge en écrivit en Angleterre à Lorenzo Orio (5).

Dès qu'on apprit à Londres la convention du 12 décembre, on y jugea comme à Venise qu'il ne fallait pas abandonner le projet de la Ligue. Sur la nouvelle des hésitations persistantes de Clément VU, on avait déjà dépêché un courrier k Rome avec l'autorisation à G. Casai et à Ghinucci de garantir formellement les promesses de la Régente (6). La défection du Pape ayant rendu cette concession inutile, le Conseil d'Angleterre décida qu'il était urgent que la France conclût avec la Seigneurie toute seule et que le roi d'An-

(1) Let. des 18 et 21 novembre, P. J.. xxxix et xl.

(2) Madame à Bayeux, décembre, P. J., xlv. — Mentionnons à ce propos une lettre de Madame du 25 décembre 1525 adressée au duc de Ferrare et l'invitant officiellement à entrer dans la Ligue par elle conclue avec Henri VIII (Perret, op. cit., p. 52, d'après l'original en parchemin des Archives de Modène).

(3) Caracciolo et Sanchez à Charles V, 20 décembre, Gay., m, 305.

(4) Délibération du Sénat sur la réponse à faire aux ambassadeurs de France, 20 décembre, Brown, m, 1186.

(5) Doge à Orio, 20 et 28 décembre, Brown, m, 1184 et 1190. — J. Joachim à Brinon, 13 janvier, P. J., xlix. — Instructions de Fitzwilliam, P. J., l.

(6) Instructions de Fitzv^illiam, ut sup. — Orio à Seigneurie, 9 janvier Brown, ni, 1197.

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gleterre fût nommé au traité comme protecteur et conservateur de l'union; mais il n'avouerait cette protection que lorsqu'il lui conviendrait de le faire et on lui accorderait pour prix de son appui les pensions sur le Milanais dont il avait été question dans les négociations antérieures ; en outre, et pour donner toute confiance aux Italiens, il se porterait caution des promesses de Madame ; celle-ci subviendrait aux deux tiers des dépenses et la Seigneurie à l'autre tiers (1).

Le 13 janvier, Henri VIII et Wolsey communiquèrent à Eltham ce projet à l'ambassadeur vénitien. Celui-ci, qui n'avait pas encore reçu les instructions de son gouvernement, évita de s'engager et l'accueillit assez froidement. A peine fut-il de retour à Londres que la lettre du 20 décembre lui parvint. Comme les propositions anglaises ne s'écartaient pas beaucoup de celles de la Seigneurie, il revint dès le surlendemain à Eltham et déclara qu'il les acceptait. Le IG, Brinon arriva aussi qui approuva les résolutions prises et promit de les appuyer auprès de sa maîtresse. Henri VIII le pria de n'y pas mettre de retard; il ajouta qu'il allait ordonner au protonotaire Jean Casai d'instruire les Vénitiens de ses intentions et de leur promettre sa garantie (2).

Cependant la Régente avait vu Sturion et entendu les demandes des Vénitiens (3). Elle les transmit en Angleterre par Fitzwilliam,

(1) Orio à Seigneurie, 13 et 17 janvier, Brown, m, 1^01 et 1203. — Wolsey à Taylor et Fitzwilliam, 18 janvier, B. M. ms. Cott. Calig. D ix, f"" (93) 101 et (138) 146, et Brewer, iv, 1902.

(2) /(/. , ibid. — J. Casai était chargé de remplacer à Venise Rie. Pace, qui avait été rappelé en Angleterre depuis plusieurs mois déjà, sans doute parce qu'il s'était montré trop favorable à l'Empereur pour être capable de se prêter à des négociations dirigées contre lui ; il quitta Venise le 2 octobre et fut disgracié à son retour à Londres. — Quant à J. Casai, il reçut à Rome vers le milieu de janvier sa nomination d'ambassadeur d'Angleterre et se rendit aussitôt à Venise où il parvint le 26 janvier. Cf. Foscari à Seigneurie, 12 janvier, Brown, m, 1199, et Caracciolo et Sanchez à Charles V, 1" février, Gav.\ncîos, m, 329.

(3) A la suite de l'arrivée de Sturion, le conseil de Madame, après en avoir délibéré à ses deux séances du 7 et du 8 janvier, arrêta qu'on enverrait des ambassadeurs à Rome et à Venise. Cf. .Sturioji à Seigneurie, 8 janvier. Brown, m, 1196. — Madame dut aussi coiuiaitre 1^ intentions des V^énitiens par son courrier Rabodanges, qui avait apporté en novembre sa résolution à l'évoque de Bayeux et que la Seigneurie avait dépêché avec des instructions le 23 décembre, peu de jours après Sturion. Cf. Doge à Orio, 10 janvier, Brown, ui, 1198. — Enfin, de leur côté, avant d'être informés des derniers événements d'Italie, Henri VIII et Wolsey avaient envoyé en France J. Joachim avec l'ordre de presser Madame de cjonclure promptement la Ligue : nous n'avons d'ailleurs que fort peu de renseignements sur

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rappelé par le Cardinal, qui partit de Lyon le 13 janvier porteur d'un mémoire de Duprat sur les affaires d'Italie. Madame connaissait déjà l'offre qu'avait faite Henri VIII de garantir ses promesses ; elle l'en remerciait et le priait de vouloir bien se déclarer en faveur de la Ligue, conformément aux articles venus de Venise; il n'avait aucune raison de redouter les conséquences d'un acte semblable, car il « se déclairoit assez » en se portant caution pour elle; d'ailleurs, son ambassadeur G. Casai avait déjà dit « qu'il frayoroit voulentiers vingt cinq mille ducatz par moys », dont au surplus il serait remboursé « sur les acquetz qui se pourront faire » (1). *

Les instances de Madame ne modifièrent en rien les intentions du roi d'Angleterre et de son ministre. Le 10 février, après avoir entendu Fitzwilliam, Wolsey maintint ses déclarations du 16 janvier et dit à Brinon qu'il avait alors « plainement satisfait » à toutes choses ; il ajouta qu'il avait mandé à Jean Casai « asseurer la Seigneurie de par le Roy son maistre, et, pour ce faire, luy avoit envoyé povoir spécial »; enfin, il espérait que Madame souscrirait en retour une contre-lettre d'indemnité (2).

Tout en s'occupant de conclure avec les Vénitiens, Madame n'avait pas renoncé à l'espoir d'obtenir l'adhésion du Pape à la Ligue. La veille du jour où Fitzwilliam quitta Lyon, elle écrivit au comte de Carpi et le chargea de présenter à Clément VII de nouvelles ouvertures ; il s'agissait de passer sur le champ le traité de confédération, conformément aux conditions déjà convenues en novembre, mais sous la réserve que l'effet en demeurerait susla mission confiée à ce diplomate et nous ignorons le détail des instructions qui lui furent données à sou départ de Londres. Cf. Taylor et Fitzwilliam à Wolsey, 31 décembre, Rec. Of. Brewer, iv, 1850, et 12 janvier, B.M. ms. Cott. Caligula D ix, f" (1.36) 144 et Brewek, iv, 1880; Doge à Orio, 10 janvier, ut sup. ; et les lettres de J. Joachim, P. J., xlviii, xlix, lu et liv.

(1) Instructions de Fitzwilliam, P. J., i.. — Cf. aussi J. Joachim à Brinon, 19 janvier, P. J., lu, et Madame à Wolsey, 18 janvier, B. M. ms. Cott. Add. part of Calig. E m, t" 11, et Brewer, iv, 1903 (avec une référence inexacte à Calig. E i, 231). — A son passage à Paris, Fitzwilliam, sur l'ordre de Madame, avait été l'objet des attentions empressées du Corps de ville. « Du compte 20" de Ph. Macé, Receveur de la ville, apert avoir esté payé 36 1. 15 s. 4 d., de l'ordonnance de Messieurs les Prévost des marchands et Eschevins pour et à cause des présents faits au seigneur de Wiguien à son arivé à Paris, qui fut le vendredi matin 26 janvier 1525, en vin, ypocras, espice de chambre, torches, chevreau, paon, perdrix, bécasses, chapons, bécasseaux et autre gibier. » B. N. ms. nouv. acq. fr. 3243, et Arsenal ms. 3945, f» 145.

(2) Brinon à Madame, 11 février, P. J., lvi.

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pendu jusqu'au jour où expirerait le délai de deux mois laissé à l'Empereur (1).

Nous ne savons quel accueil reçurent ces propositions, mais il est probable que le Souverain Pontife, instruit des efforts tentés vers ce même temps par les Français pour s'accorder avec l'Empereur (2), ne leur accorda que peu d'attention. Décidé à ne point se déclarer avant de s'être ménagé d'autres alliances que celle du gouvernement de Madame, il resta sourd à toutes les instances. Les ambassadeurs anglais qui le pressèrent à plusieurs reprises d'entrer dans la Ligue n'en purent rien obtenir. Avouant sans ambages qu'il n'avait aucune confiance en Madame, il leur répondit toujours en réclamant au préalable l'entrée du roi d'Angleterre dans l'union ou à son défaut la conclusion d'un traité particulier d'amitié lui assurant l'appui de ce prince contre l'Empereur (3).

lien était tout autrement àVenise. Encouragée par les pronaesses de la Régente et par celles d'Henri VIII, la Seigneurie s'était mise

(1) Madame au comte de Carpi, 18 janvier, P. J., li.

(2) Les Impériaux et son légat Salviati tenaient le Pape au courant de toutes les négociations suivies en Espagne par le gouvernement français. Dès le 11 décembre. Salviati lui écrivit que la paix entre Charles V et François I" « erat in procinctu conclusionis ». Cf. Ghinucci à Wolsey, 4 et 18 janvier, B. M. ms. Cotton. Vitel. B viii, P' (3) 4 et (9) 10, et Brewer, IV, 1867 et 1899.

(3) « Ego quidem nullum alium responsum puto nos a Sanctitate Sua habituros nisi velle se intelligere utrum rex Anglise tandem hoc fœdus sit intraturus, quod, si ei promittatur, cum ex hoc San'='" Sua prsesuppositura sit Gallos etiam fœdus intraturos, non despero eum ab his que cum Cesare conclusit discessurum, alioquin nuUo modo aliquid spero, tum ex eo quod judicio meo Papa non audetintrare bellum, tum ex eo quod sine rage Angliae non confidat de Gallis. » Ghinucci à Wolsey, 12 janvier, ut sup., f" (6)7 et n» 1883. « HiGc et alla in hune sensum dixit expresse ostendens quod potissima difïicultas in hoc negocio erat quod ipse non videbat posse confidere de Gallis... Ego, videns hanc difficultatem. postquam conatus fui persuadera San'' Sutfi quod Rex noster pro nunc non poterat se delegere. tentavi San'"™ Suam si alia via dari posset qua San'"' Sua se secure dictum fœdus inire posse putaret absqua eo quod Rex noster se detegeret. Non potui aliquid ab eo evellere nisi quod sine Rege nostro non videbat se securum. Unde Datarium adivi, cum quo magis domestice locutus, rem longo sermone examinavi nec etiam ab eo potui aliquid certi elicere. nisi quod innuit mihi ex suo judicio et opinione se credere quod Papa procederet ad faciendum fœdus quod sibi persuadebatur etiam si Rex noster ipsum fœdus non intraret, dum lamen inter ipsum Regem nostrum et Papam fieret particularis unio et coufederatio, per quam Papa posset exspectare favorem et auxilium si unquam César vellet ei in aliquo nocere. » Le même au mènje, 17 janvier, ibicL, t" (9) 10 et n» 1899.

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