XII. — 29 JUILLET
ung paulme de terre, de deux cens iiiixxv mille cinq cens lxxvii couronnes, qui commenceront à courir d'icy à dix huit ou dix sept ans et demy, et que ainsi soit du milion de Londres, qui est de dix cens ou ung milion de escuz sol., reste à payer couronnes six cens quatre vingtz cinq mille six cens mixx cinq couronnes, du reste de Tournay cinq cens mille couronnes, l'obligation des bourgeois de Tournay, qui est de xxvm écus souleil, couronnes xxvnm cent quarente deux, de l'obligation des généraulx, montant les pagues accumulées, quatre cens soixante deux mile escuz sol. vallens à couronnes cinq cens ung mil six cens couronnes, et toutes ung million sept cens xini™ un° xxvii couronnes, qui fait, jointe ladicte somme de deux cens niixxxv mille cinq cens lxxvu couronnes, ladicte somme de deux millions de couronnes. Les cessions des obligations, tant des citoyens de Tournay que des marchans, qui font l'obligation des généraulz, nous seront délivriez, sur lesquelles, Madame, nous espérons avec le temps saulver la tierce partie, ou environ, de la somme adjoustée aux obligations pour parfaire lesditz deux millions.
Ce fait, sommes entrés aux convenances et sommes demourez de accord de ligue defïensive aux despens du requérant, de oster la clause de ne prendre à nostre soulde estrangers et, sans faire aucune mention de Mess^ Charles de Bourbon, sera aposée la clause touchant les rebelles. Quant aux alliez, la difficulté pour les Escossois a esté grande; finablement, avons accordé qu'ilz seront comprins au traictié, mais qu'on leur baillera telle et semblable déclaration que l'on a faict es deux dei'niers traictiés précédens, c'est assavoir au traicté faict avec le roy Loys XI I® et au traictié dernièrement faict avec le Roy, dont ilz nous ont montré le traictié faict avec le Roy, signé, scellé et ratiffié, et en avons retenu ung double que nous vous envoyons. Nous avons fort débattu lesdictes déclarations, qui semblent de prime face estranges, maiz ilz nous ont dit que, se ainsi ne ne faisoit, ilz ne viveroient jamais en paix avec les Escossois et ne feroient chose que tînt avec nous, et que aultremenl ne estoient délibérez de contracter ; et se nous ont dit qu'ilz vouloient avoir semblable déclaration, quant au duc de Albanye, que on leur avoit par cy-devant faicte, et, sur les remonstrances contraires, nous ont déclaré qu'ilz ne l'entendoient que pour dix moys seulement, dedans lezquelz se finira la minorité du roy d'Escosse, lequel fait majeur ne veulent empescher que Mons"" d' Albanye ne voise à sa poste. Or, quant à la compréhension de l'esleu Empereur et son frère, la disputation a esté pour le regard