XIII. — 31 JUILLET
luy avoient trouvé les Hespagiioz en leur prospérité plus iiigratz et superbes que nation qu'il eût jamais pratiqué ne cogneue. Et plusieurs aultres bonnes et honnestes parolles sonnans et démonstrans que ceste paix du tout conclute, il désiroit faire chose que vous fût agréable et honorable, Madame, fort content et vous remerciant de voz secondes lectres, disant qu'il ne vouloit niesler ses choses avec celles du Roy son maistre ne parler de affaire qui le touchast^ qu'il ne eust parfait l'afïaire de sondit maistre.
Madame, le secrétaire de la Seigneurie de Venise est venu devers nous et nous a monstre toutes ses lectres receues de la Seigneurie, faisans mention de l'arrivée et paroUe portée par Mons^' de Bayeux votre ambassadeur, et si nous a adverty du propos qu'il a eu avec le Cardinal, qui s'est montré tout content et joieulx de l'arrivée dudit seigneur de Bayeulx, et promis advertir de toutes choses qui viendront en sa cognoissance.
Madame, il vous plaira en toute diligence nous faire advertir de votre bon plaisir sur tous les pointz et articles dessusdictz et incessamment faire dresser les ratifications el autres choses nécessaires pour la perfection de cest œuvre tant fructueux et nécessaire, de vous seulle, Madame^ par l'inspiration de Dieu, encommancé et conduit -et mené à fin honorable et désirée par tout le royaume. En nous recommandant très humblement à votre bonne grâce, priant Dieu qu'il vous doint très bonne vie et longue.
A Richement, le xxix^ jour de juillet.
Voz très humbles et très obéissans subjectz et serviteurs.
Brinon, Joan Joachin.
31 juillet 1525.
Les mêmes à la même.
Ar. Nat. J 963, 3, 3 ; Breweu, IV, 1531. — Original. Au dos : A Madame.
Depuiz ma dernière lectre du xxix^ juillet, Mons'' le Cardinal a différé de nous octroyer passeporte jusques à présent que par l'espace de cinq heures nous avons esté en disputation. Ledit Cardinal a voulu augmenter la somme à II milions de escutz soleil, en quoy nous avons longuement insisté, et finablement sommes demeurez en nostre première somme, payable en la forme contenue en ladicte dernière lectre.