XIII. — 31 JUILLET
Quant au povoir do vous, Madame, la disputation a esté, grande, sur laquelle avons accordé de leur monstrer vostre povoir et la publication et vériffication delà court di Parlement de Paris, qu'il fault envoyer en diligence. Pour la seureté, il s'est arresté de vouloir une ratiffication par laquelle vous obligerez et voz héritiers et successeurs ; semblablement veult que Messes de Vendosme, cardinal de Bourbon, de Saint Pol, de Longuevillc, de Lautrec, comte de Brienne, seigneur de Montmorency et grand séneschal de Normandie se obligent, cliascun par obligation à part, de faire acomplir au Roy le contenu es traictié et obligations qui en dépendent, et que autant en lacent les villes de Paris, de Rouen, de Lyon^, de Amyens, de Tours, de Angiers, de Tholouse et que les courtz de Parlement de Paris, de Rouen, de Tholouse et de Bordeaulx imposent leur décret. Nous avons fort débattu l'article des obligations, mais il a esté impossible de le vaincre par raison, car il a tousjours recouru au baston de l'avant, et que aultrement son Roy ne le feroit jamais. Nous avons voulu moyenner que l'obligacion tint jusques àla deslivrancedu Roy, lequel délivré et la ratiffication, nous voulions que les obligations fussent estaintes^ ce qu'il ne a voulu accorder. L'article des rebelles pur et simple a esté accordé. Il en a adjousté ung captieux pour les larrons et malfaicteurs qui se retireroient en chascune des obéissances, que nous redresserons selon les termes de droit. Nulle mention n'est faicte des gens de guerre estrangers. Et, quant à l'Empereur, il ne veult qu'il ne soit nommé par notre réservation, mais que la déclaration se en face en termes généraulz, ce que nous ferons de sorte qu'il en emportera semblable substance. Quant aux déprédations, ilz ont accordé que l'article soit honnestement redressé et mis en bonne forme. Quant à la lectre des Escossois, ilz y ont persévéré et nous ont derechef monstrdla ratiffication du Roy signée et scellé ; aussi ont-ilz en la déclaration pour le duc d'Albanye. Nous avons accordé de avoir plus ample pouvoir pour passer et accorder lesdictes obligations. Toutes ces choses se dresseront et mecteront en forme et vous seront envoyées. Madame.
Quant à la continuation à la vie du roy de Angleterre la masse persolve, ilz veulent coucher la clause captieusement et y est le Cardinal fort obstiné. Nous voulions que la clauscy fût de l'extinction par la mort; il ne l'a voulu accorder et, après ung milier de ouvertures, c'est accordé que l'on mecte qu'il sera payé, quamdiu vitam aget in humanis et ejus vita durante et non aliter, c'est-à-dire qu'il sera payé tant qu'il sera vivant, et que sa vie durera, et non