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aultrement. Je voulois que l'on y mît et non ultra en l'outre et l'explication sa vie cessante, mais je ne le y ay peu ranger; il semble que la clause bien prise soit souffisante. Il craint que par ce on le veuille exclure de son tiltre et de ses armes, duquel il espère faire aultre prouffît avec vous.
En ceste disputation estoient l'arcevesque de Cantorbéry, révesque de Excester, le milord Cambrelan, maistre Maures, Briant Duc, avec ung aultre secrétaire de robe longue. Nous devons demain accorder la forme de nostre povoir pour la vous envoyer et les aultres formes, qui vous seront incontinent envoyées. Très humblement nous recommandons à vostre bonne grâce, et priant Dieu, Madame, qu'il vous doint très bonne vie et longue.
De Richemont, le dernier jour de juillet.
L'article des ostaiges est du tout excluz et se sont contentez des' Estaz .de Normandie et de Languedoc.
Voz très humbles et très obéissans subjectz et serviteurs.
BrINON et JOAN JOACHIM.
• 1" août 1525.
Madame à Brinon et à Jean-Joachim.
AT. Nat. J 965, 4, 10 (clans J 966) ; Brewer IV, 1537. — Original.
Au dos : A Messes les chaucellier d'Alençon et de Vaulx, mes conseilliers et ambassadeurs en Angleterre.
Mous'' le Chancellier et vous, Mons"^ de Vaulx. J'ay veu par les lectres que vous, Chancellier, m'avez escriptes, vostre arrivée à Douvres dès le xxn^ de ce moys et le bon et gracieux passage que vous avez eu ; qui me fait espérer que, de ceste heure, les matières pour lesquelles vous êtes allez par delà auront pris fin et totalle yssue, et que, par le premier courrier que vous m'envoierez, j'en auray certaines nouvelles. Et, pour ce qu'il importe grandement savoir la conclusion et finalle résolucion desdictes matières, vous n'espargnerez ledit courrier pour m'en donner adviz et me mander amplement comme les choses seront passées.
Au surplus, je vous advertiz que le S' Douarty a traictié avecques Madame Marguerite une abstinence de guerre durant jusques au premier jour de janvier prouchain venant. Et afhn que d'icelle vous puissiez informer Mons' le cardinal d'Yort, je vous envoyé la forme de ladicte abstinence, ainsi qu'elle a esté faicte et
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traictée. Et, oultre cela, pour ce que du cousté de l'Empereur pareille abstinence de guerre et tresve est demandée, il a esté dressé icy quelques articles pour la conclure^ lesquelz articles je vous envoyé pareillement pour les monstrer audit Cardinal, auquel, d'ores en avant, je ne vueil aucune chose estro celée, maiz, tout ce qui me surviendra et qui se praticquora, quelque part que ce soit, luy faire communiquer, pour en avoir son bon conseil, oppinion etadviz.
Et, en tant que touche le fait de l'Ytallye, les praticques quej'ay jusques icy maintenues, tant avecques le Pape, Vénissiens, que autres potentatz, sont en très bons termes, et treuve tous lesdits potentatz, non seullement en bonne voulonté de conserver et defïendre leur liberté, maiz délibérez d'y mectre leurs personnes et biens pour empescher et garder qu'elle ne leur soit empeschée et que la ruyne qu'on leur prépare ne leur adviengne, et pour autant qu'il me semble que c'est le bien universal de toute chrétienté et que, en faisant une bonne et universalle paix, chascun demeure en ses lymytes sans vouloir le tout dominer et supéditer, je m'y emploieray de mon cousté de tout mon povoir.
Au demeurant, je vous advise que, parce que j'ay eu du Roy, il fait très bonne chère là où il est et de ceste heure est party et en chemin pour aller à Madrit et Ségovye, là où l'Empereur vient, délibéré le veoir et parler à luy, qui sera grant commancement d^entrer à traicter de sa délivrance, en laquelle, par ce qui s'en peut congnoistre et juger, se doit avoir bonne et grande espérance. Et, pour ce que ledit cardinal d'Yort, comme vous savez, loue qu'on la poursuyve le plus qu'on pourra, ma fille la duchesse d'Alençon partira dedens peu de jours pour aller en Espaigne, tant pour veoir le Roy que pour estre à la conclusion de ce qui se traictera pour sadicte délivrance, laquelle on niectra paine de condtiyre selon le bon conseil et adviz dudit Cardinal, sans bailler riens du royaume ny de chose que ledit Seigneur tiengne et possède, dont, de ce qu'il vous en a dit et que vous m'avez de sa part fait savoir, vous le mercierez, et le prierez et requerrez continuellement vous advertir de ce qui luy semblera estre à faire esdictes matières pour l'ensuyvre ; car il est aujourduy le personnage de la chrétienté qui mieulx les entend et qui par raison, veu ce qu'il a conduit et mené jusques icy, plus a d'expérience, et l'oppinion duquel on devroit plus ensuyvre.
Messrs, après tout, je vous advertiz que les affaires de ce royaume de tous coustez sont très bien et en grande unyon et obéissance conduiz et guydez par tout, et seront encore mieulx, la paix
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faictelàoù vous estes, comme vous l'entendez assez, priant Dieu, Messrs, qu'il vous ait en sa saincte garde. Escript à Lyon, le premier jour d'aoust (1).
LOYSE. ROBERTET
16 août 1525.
Robertet à Brinon.
Ar. Nat J 965, 2, 5 (dans J 966). — Original.
Au dos : A Mons'', Mons^" de Villaynes, chancellier d'Alençon et premier président de Rouen.
Mons^, j'ay receu la lectre qu'il vous a pieu m'escripre avecques tout ce que avez envoie; sur quoy, Mons^, vous est respondu et satisfait, comme il vous plaira veoir par la lectre de Madame et celle de Mons' le Chancellier.
Monsi', madicte Dame est tant contante de la conclusion de ceste paix qu'il n'est possible de plus. Vostre plaisir sera tant faire que la publication s'en face le plus tost que faire se pourra, car elle est nécessère et fait beaucoup aux affaires du Roy, comme je suis seur que vous le savez assez.
Monsî-, ceste practique de Rome et de Venise tire tousjours en avant, maiz encores n'est arrivé Sigismond, secrétère du comte deCarpi, lequel estoit dépesché du Papeetdudit conte pourladicte praticque, et fault que vous entendiez que, doresenavant, tout ce qui se fera tant là que ailleurs sera communiqué à Mons^ le Cardinal. Car, comme Madame vous a escript, elle désire et entend que aucune chose luy soit celée, aiant pris en luy telle seureté et fiance qu'elle y a.
Monsi-, Madame et Madame la Duchesse vont ensemble jusques au Sainct Esperit et là se fera la despartie, qui sera telle que vous la povez penser. J'espère que sou voiaige sera bon et utille au Roy et au royaume.
Monsr, vostre plaisir sera au demeurant me commander voz bons plaisirs pour les acomplir. Me recommandant très humble-
(1) Le même carton (J 965, 2, 1) renferme une letlee de cette date écrite par Robertet à Brinon ; comme elle ne contient rien qui ne soit dans celle-ci, nous avons jugé inutile de la publier.