XVI. — 18 AOUT
ment à vostre bonne grâce, priant Dieu, Mons^, que vous doint très seure et longue vie.
De Tournon, le xvic d'aoust.
Vostre très humble serviteur.
ROBERTET
18 août 1535.
Brinon et Jean Joachim à Madame.
Ar. Nat. J 965, 3, 1; Bhewer, IV, 1578. — Original. Au dos : A Madame.
Madame. Depuis nostre dernière lectre, par deux fois sommes convenuz avec Mons' le Cardinal, l'évesque de Hail et aultres. En la première, que fut le xi^, a esté reveu tout ce qui avoit esté traictié et accordé entre nous, c'est assavoir le traictié principal, auquel en l'article de la libération des ostaiges avons d'un commun accord à nostre requeste adjousté la délivrance de toutz les prisonniers de guerre, subjectz ou souldars de l'un ou de l'aultre des deux Roys, en laquelle ampliation et addition, pour tôlier toute difficulté, avons mis clause exceptive du prince de Orenge et aultres de semblable qualité.
A esté aussi reveu le traictié de l'obligation des deux milions de couronnes, sur lequel, non obstant les refïus précédens, finablement avons gaigné le point de vous descharger de l'obligation qu'ilz demandent en vostre nom et de voz héritiers et successeurs en fournissant de ladicte ratification du Roy après sa délivrance.
Semblablement, l'article du duc de Albanye auquel ilz avoient adjousté une clause touchant le gouvernement de Escosse que sembloit estre fort rigoureuse et captieuse, conforme toutesvois au traictié précédant, que, par raison et remonstrances claires et évidentes, non sans grande difficulté, d'un comun accord, nous avons fait rayer et a esté l'article accordé en la forme que vous a esté envoyée, sans y adjouster ne diminuer.
Les formes des ratiffications, promesses des princes et des villes ont esté veues, en chascune desquelles, quant aux princes et villes, ilz ont dit avoir esté obmise une clause, c'est assavoir que chascun d'eux procurera que le Roy parvenu à la liberté baillera deux moys après nouvelles lectres obligatoires audit roy de Angleterre ou à