XXI. — 31 Aorx
31 août 1525.
Madame à Brinon et à Jean-Joachim.
Ar. Nat., J 965, 4, 4 (clans J 966); Brkwer, iv, 1609. - Original.
A H dos : A Mess''s les chancellier d'Alençon et de Vaulx, conseilliers du Roy et ambassadeurs en Angleterre.
Monsi' le Chancellier et vous Mons^' de Vaulx. J'ay veu par ce que vous m'avez escript et que a apporté Dom André ce à quoy vous estes résoluz avecques Mons^" le cardinal d'Yort pour la perfection et finalle conclusion de ceste paix. Toutesfoys^ pour estre ledit seigneur Cardinal homme d'onneur, de bonté, honnesteté et conscience, il ne se peut faire qu'on n'ayt trouvé merveilleusement estrange que le royaulme soit grevé de cinq cens mille escuz pour le reste de |Tournay, actendu que Tournay, par le moyen des Anglo3''s,- selpeut tenir et dire avoir esté perdu, occuppé et détenu par l'Empereur; et, quant à là viendra, semble que, si ladicte couronne de France a desjà.paié pour Tournay cent mille couronnes et qu'elle paye encores v*' m. aultres couronnes, raison veult que le roy d'Angleterre promecte pour le recouvrement de Tournay toute sa faveur et ayde en manière que ledit Tournay perviengne en son povoir, et, parvenu qu'il y soit, le rende et restitue à ladicte couronne, et non le restituant, qu'il rembourse icelle couronne de la somme qui se trouvera avoir esté payée pour ledit Tournay et de celle qui resteroit à paier par le traicté la tenir quicte.
Pareillement, il ne se treuve, ne il n'y a raison ne cause qu'on doyve permectre que ladicte couronne soit alicunement chargée ne grevée de l'obligacion des généraulx, faicte par eulx au temps et de la façon qu'elle fut faite, à l'instance et contemplacion de mondit seigneur le Cardinal, et en sa main et puissance parvenue par le moyen qu'on a depuis bien entendu, qui est de troys mille livres strelin sur icelle prestez ù Bernard Salviati, comme il appert par conlrelectredudit seigneur Cardinal et de mess" Jehan Héron; laquelle contre-lectredudit Salviaty recouvrée, elle sera incontinent en^-oyéc par delà. Et, si ledit seigneur Cardinal prétend quelque chose contre lesdits généraulx, il le leur pourra demander, et la raison et justice luy en sera faicte, sans soy adresser au Roy qui jamaiz n'a esté nommé en ladicte obligacion ny obligé, comme il sepeutveoir. Et, quant il fauldroit venir à tenir ladicte obligacion, il ne se peut ne