‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 170 sur 225 · XXVII. 28 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

XXVII. 28 SEPTEMBRE

dées et effices [sic) parolles que vous pourrez que, de mon cousté, tout ce qui a esté faict ettraicté sera entièrement entretenu, observé et acomply, comme il congnoistra et verra par les effectz sans ce qu'il s'y treuve difficulté ne faulte. Et, pour commencer, je vous envoyé l'argent nécessaire pour le premier paiement, comme vous verrez et entendrez par ce que vous dira et monstrera ce porteur. Et, quant au reste, qui consiste au faict des ratifications des traictez, obligations des princes et villes du royaume^ vérification et expédition des Cours, il s'y faict toute extrême dilligence et telle que j'espère que, dedens le temps préfix, on satisfera à tout, combien qu'il soit bien difficile, et mesmement qu'il faut, comme vous savez, assembler et tenir les Estatz de Normandie et Languedoc, où il va du temps, comme vous l'avez praticqué et l'entendez. Par quoy, vous povez croyre que, par dilligence et faire tout ce qu'il sera possible de faire, ne restera que le tout ne vous soit envoyé dedens ledit temps et plus tost si faire se peult. Car je désire vostre retour et vous acquicter de vostre promesse, qui est telle que le Roy, moy et le royaume vous en demeurons très fort tenuz ; et, d'autre part, vostre retour par deçà est très nécessaire pour le bien et conduicte des affaires.

Vous direz encore à mondit seigneur le Cardinal que, suyvant son bon conseil et adViz, je mectray peine d'entretenir les praticques d'Ytallye et pour venir à la conclusion d'icelles feray tout ce que je pourray honnestement et raisonnablement faire, comme celle qui veult entretenir ce qui sera conclud et arresté à ladicte conclusion^ sans entrer en choses impossibles et non faisables. Et que je le prie et requiers prendre ceste foy et créance que doresnavant ce qui me surviendra et qui viendra à ma congnoissance luy sera féablement communiqué et que riens de mon cousté luy sera musse ne celé.

Et, en tant que touche la venue de messire Grégoire de Cazal allant à Romme, il sera le bien venu et recueilly, et de sorte que sa bonne voulonté envers le Roy et le bien de ses affaires ne dyminuera point pour son passage par icy.

Quant aux persuasions qui ont esté faictes audit roy d'Angleterre et Cardinal pour cuyder empescher ceste bonne paix, je ne faitz point de doubte que vous n'y aiez bien et souffisamment respondu et faict entendre audit Cardinal que, si ladicte paix n'eust esté bonne et prouffitable pour les deux Roys, leurs royaumes et subgectz^ qu'on n'eust pris peine de l'empescher et la vouloir rompre. Maiz estant telle qu'elle est, bonne, utile et nécessaire, non seuUement pour eux. maiz pour toute la chrétienté, mondit seigneur le Car-

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