XXVIII. — 11 OCTOBRE
dinal l'a maintenue, préservée et gardée au grant honneur, réputacion et gloire de luy, monstrant vouloir pourchasser par tous bons et honnestes moyens la paix universelle en ladicte chrétienté, et pour à icelle parvenir commencer par ce bout. De quoy il sera perpétuellement loué, estimé et honnoré par toute ladicte chrétienté, comme tous ces choses vous entendez assez et le luy saurez bien dire et remonstrer.
Touchant les Escossoys, asseurez ledit Cardinal qu'il ne s'y fera riens au préjudice des traictez; et, quant cette bonne paix eust esté faicte avec ledit roy d'Angleterre, on n'eust dépesché ne envoyé en Escosse le conseillier qui y est allé, ainsi que vous, Chancellier, qui avez esté à sa dépesché, le savez.
Et, pour finalle conclusion, je vueil, entens et désire entretenir et entièrement satisfaire à ce qui a esté traicté, conclud, promis et arresté par vous, sans aucune chose faillir, dissimuler ne faire faulte; et ainsi le trouverez. Vous priant souvent m'escripre et faire savoir de voz nouvelles et ce qui surviendra; et vous me ferez plaisir.
Au demeurant, je vous advise que je n'ay point encores eu nouvelles de l'arrivée de ma fille devers le Roy et suis de jour en jour en actendant nouvelles ; lesquelles venues, je vous en feray part et principallement pour les faire entendre audit Cardinal. Priant Dieu, Mess'"^ qu'il vous ayt en sa garde.
Escript à Lyon, le xxviiie jour de septembre.
LOYSE. ROBERTET
11 octobre 1525.
Madame à Henri VIII.
Rec. Of. Brewer, iv, 1692. — Original (1).
Au dos : A très hault et très puissant prince, nostrc très cher et honnoré seigneur et cousin le roy d'Angleterre.
Très hault et très puissant prince, nostre très cher et honnoré seigneur et cousin, nous nous recommandons de très bon cueur à vostre bonne grâce et remercions et louons Dieu de la paix, unyon,
(1) Cette lettre, sur papier d'un très grand format, est la dépêche officielle de félicitations envoyée par Madame à Henri VIII à l'occasion de la paix de Moore.