‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 173 sur 225 · XXX. — 16 OCTOBRE · texte numérisé non relu

XXX. — 16 OCTOBRE

délibéracion de vivre et mourir soubz l'obéissance de Mons"" le Daulphin et que le royaulme estoit en son entier et fourny de toutes choses nécessaires pour la conservacion d'icelluy allévioit et allégeoit aucunement mes douleurs. Et depuis ay eu certaines nouvelles de la convalescence, qui a esté plus myraculeuse que naturelle, dont rends grâces à Nostre Seigneur. Ma douleur s'est convertie en joye et plaisir. Ma très chère et très amée fille a très bien aydé et servy à icelle convalescence, tant par ses prières et oraisons que bon traictement qu'elle luy a faict. Son aller estoit plus que nécessaire, ainsi que l'efïect a déraonstré. Ce que vous ay bien voulu escripre, affin que, si avez nouvelles au contraire d'ailleurs, n'y adjoustez foy et créiez ce que je vous escriptz estre véritable. Je le faiz entendre au roy d'Angleterre mon très cher seigneur et cousin et à Monsi' le cardinal d'Yorck. Vous leur baillerez mes lectres.

Au demeurant je faiz faire la plus grand diligence qu'il est possible de vous envoier argent et satisfîaire à tout ce que avez promis par le traictié d'Angleterre, et n'y aura faulte que en bref ne l'aiez. Et à Dieu que vous tiegne en sa sainte garde.

Escript à Lyon, le xi® jour de octobre.

LOYSE. ROBERTET

Robertet à Brinon.

16 octobre 1525.

Ar. Nat. J 965. 2. 16 (dans J 966). — Original.

Au dos : A Mons^, Monsi' le chancellier d'Alençon.

Mons', il y a huit jours que j'ay esté contrainct garder, non seullement la chambre, maiz le lyt, et ne me povoir trouver en lieu où il ayt esté question d'affaires ; et me survient dimanche ceste nouvelle que nous avons eue de la grande et griefve malladie du Roy et de sa guérison et convalescence. De quoy Madame advertist le roy d'Angleterre et Mons^' le cardinal d'Yort et comme ceulx entre tous les autres amys du Roy et du royaume qui en seront très aises.

Monsr, messire Grégoire de Casai est piéçà arrivé icy, et mesmement durant nostre triste et douloureuse nouvelle. Pareillement est venu Monsï" l'audicteur de la Chambre, lequel, après avoir eue de Madame longue, bonne et gracieuse audience est party

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