XXXII. — 24 OCTOBRE
Madame, je prie à Dieu le Créateur qu'il vous doint très bonne et longue vie.
De Rome, ce xxii^ jour d'octobre mv^xxv. Vostre très humble et très obéissant serviteur.
De Carpis.
Nicolas Raince à Rohertet.
24 octobre 1525.
B. N. ms. Dupuy 452, {°' 24 et 25. — Original chiffré au f" 24 et déchiffrement au f° 25.
Au dos : A Mons^, Mons' le trésorier Robertet. — En court.
Monsr, je croy que vous aurez receu ma lectre du xvie et xviis avec celle de l'ambassadeur de Portugal à Madame, que je vous envoyay ledit xvii^ jour par l'homme de celuy qui vous aura présenté comme je croy le pacquet du premier jour du présent tost après vostre maladye. De ce que despuis est survenu n'est besoing que je vous escripve autrement pour ce que par ce que en escript Monsi" le Conte à Madame vous en entenderez.
Et quant à cela, vous diray seullement davantaige, sur ce qui concerne les nouvelles mandées par le légat Salviati au Pape, que sa Sainteté (1), me parlant de ce qu'il luy avoit escript au long du grant recueil et honneur à luy faict par l'Empereur, afin d'en faire le rapport audict conte de Carpy, aussi touchant la grande maladie et revalitude du Roy et des propoz que l'Empereur luy avait tenuz et ledict Seigneur à luy, entrant sadicte Sainteté suz propoz de l'appoinctement qui entre eulx se pourroit faire, me dict sadicte Sainteté croire qu'appoinctement se feroit et qu'il en avoit opinion pour autant que ledict Cardinal luy escripvoit que l'Empereur estoit tout informé de la pratique qui se mène deczà et que sa Saincteté en estoit plus chargé que nul aultre, toutesfoiz que l'Empereur luy tenoit les meilleures paroUes du monde, mais que, selon l'escripre dudict Cardinal, il sembloit que l'Empereur fust pour s'abaisser et retraire quant aux demandes de Bourgoigne, qui estoit la cause qui faisait juger à sa Saincteté qu'il pourroyent venir à quelque accord ensemble, et mesmes consydérantla grande intelligence et amytié faicte entre France et Angleterre que l'Empereur et ceulx de son conseil notoyent très fort en blasemant le
(1) Commencement du chiffre.