‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 180 sur 225 · XXXIII. — 25 OCTOBRE · texte numérisé non relu

XXXIII. — 25 OCTOBRE

sa charge avoit jà esté entendue comme vous avez sceu. Il est venu proprement pour médeciner la playe de ladicte prinse et la construire à son propoz. Mais il a affaire à des gens qui sont maistres de tel mestier comme vous, Mous^, entendez trop myeulx que je ne scauroye escripre.

Monsi-, me recommandant très humblement à vostre bonne grâce, je prie à Dieu le Créateur qu'il vous doint très bonne et longue vie.

De Rome, ce xxiiiie jour d'octobre u v^ xxv.

Vostre très humble et très obéissant serviteur.

Nicolas Raince.

25 octobre 1525.

Nicolas Raince à Madame.

B. N. ms. Dupuy 452, f* 28 et 31. — Original chiffré an f" 28 et déchiffrement au f" 31.

Au dos : A Madame.

Madame, pour ce que par les dépesches de Mons' le Conte vous entendez de tous les affaires de par deçà ordinairement, je ne me suis jusque à icy autrement ingéré de quelque temps en çà vous en escripre, pour ce aussi que par lesdictes dépesches et autrement j'escriptz souvent à Mons^ le trésorier Robertet de tout ce que selon mon petit povoir je puis entendre et congnoistre estre le bien du service du Roy et vostre. Et quant au présent, pour ce, Madame, que par ce que mondit seigneur le Conte vous escript du xxiie vous entenderez de ce qu'est survenu depuis la dépesche dernièrement envoyée par le chemyn de Venise, je ne me advanceray de vous en escripre autrement, et aussi que comme je croy vous entenderez de mondit seigneur le trésorier Robertet ce que je luy en escriptz du jour d'hier.

Madame, vous verrez par ce que l'on escript (1) du bon tour que faict le marquis de Pesquère à ceulx qui s'estoyent trop fiez de luy et qui le tenoyent pour tout aultre qu'il n'a jamais esté. Et s'il ne portast préjudice à aultre que à eulx,il n'y auroit pas eu grant mal le cas estre ainsi advenu, pour leur donner à cognoistre que bien souvent les gens s'abusent à se fyer et croire trop. Et n'est pas resté qu'on n'en ayt advertiz là oii estoit requis et en temps ; et n'en

(1) Commencement du chiffre.

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