‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 200 sur 225 · XLI. 26 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

XLI. 26 NOVEMBRE

non obstant ledit pa3"ement, la totallc somme fust remise ycy et à Romme, je serois d'oppinion que le feissiés faire pour ne mectre aucune double et dilation en cestuy traicté. Car se pourroit remectre toute o partie de ladicte somme es mains de voz ministres de par deçà, les queulx l'eussent à despendre juxte l'obligation des articles; et par ainsy ne pourries aucunement doubter que a'oz hommes de pied et galées ne fussent payés selon l'ordre et obligation de la ligue.

Madame, la Seigneurie escript ces lectres en Angleterre pour le commun proufRt, et par aultant elle prie Vostre Majesté luy faire grâce les envoyer à toute diligence.

Madame, en m'estant recomandé tant et si humblement qu'il m'est possyble à Vostre Majesté, supplie au Créateur luy donner l'accomplissement de ses nobles désirs.

Escript à Venise, le xxi^e de novembre 1525.

Vostre très humble et très obéyssant serviteur et chapelain.

El vescovo de Baieux.

26 novembre 1525.

Madame à Brnnon et à Jean-Joachim.

Ar. Nat. J 965, 4, 6 ; Breweh, iv, 1783, et Gayangos. m, 281. — Original.

Au dos : A Messes les Chancellier et de Vaulx, couseilliers du Roy et ambassadeurs eu Angleterre.

Monsi" le Chancellier et vous Mons' de Vaulx. Combien que, depuis la conclusion des traictez faitz en Angleterre, il ayt esté jusques icy fait la plus grande dilligence que possible a esté pour recouvrer, tant des cours de Parlement de ce royaume, des princes, des villes et Estatz de Normendie et Languedoc, les ratifications et obligacions contenues èsdits traictez, ce néantmoins. il ne s'est peu bonnement fère que le tout ayt esté recouvert, et en reste une partie à faire, principallement pour la distence des lieux où il a convenu et convient fère poursuicte pour les recouvrer. Toutesfoys, désirant satisfère entièrement à tout ce que par vous a esté promis en faisant lesdictz traictez, je ne cessera}' que le tout ne soit fait et entièrement acomply. Maiz il ne se pourra bonnement faire dedans le temps préfix et contenu audit traicté.

xn. — 26 NOVEMBRE 1525 393

A ceste cause, vous le remonstrerez à Mons' le cardinal d'Yort mon bon filz, affin qu'il entende et congnoisse, que s'il y a quelque faulte, qu'elle n'est procédée ne venue de moy, et que je n'aye et tout le royaume bonne voulonté d'entretenir, garder et observer entièrement lesditz traictez ; maiz est procédée de ceulx qui ont eu la charge d'aller par les pays et provinces de cedit royaume pour les recouvrer. Luy priant fère prolonger au roy d'Angleterre le terme préfix èsdits traictez de satisfaire èsdictes ratiffications jusques au xve jour de janvier prouchainement venant, ou, à tout le moins, le premier d'icelluy. Dedans lequel temps je ferai fère telle et si bonne dilligence partout qu'il sera entièrement satisfait à ce que on est tenu, et n'y aura point de faulte.

Et cependent, affin que vous congnoissez et puissez monstrer audit Cardinal ce qui est desjà fait, je vous envoyé les obligacions faictes par les princes et bons personnaiges dudit royaume, celles des villes de Thoulouze, Lyon et Amyens, et ce que les Estatz de Languedoc ont fait : que vous luy baillerez si le veult recepvoir, prenant telle recongnoissance que vous verrez estre convenable, comme faire se doyt en tel cas. Et, oultre cela, luy ferez bien entendre que l'argent du paiement qui se doyt fère en ce moys est prest pour estre fait au temps, lieu et ainsi qu'il est convenu par ledit traicté, qui est le principal et ce que pour l'eure présente importe le plus.

Et, pour ce, vous poursuivrez en la meilleure et plus honneste forme que faire pourrez ladicte prolongacion, en laquelle ne se peut ne doyt faire difficulté aucune. Toutesfoys, quant on la vous feroit, ce que je ne puis croyre, faisant fère ledit paiement comme on fera et ayant fait tout ce qu'il s'est peu faire, vous pourriez penser qu'il procéderoit de mauvaise voulonté et de prendre sur cela quelque occasion de roupture. A quoy je vous prie avoir bon regart, par façon que ce qui a desjà esté payé et sera en cedit paiement ne soit perdu. Maiz surtout, conduisez l'afifaire prudemment et sagement, comme vous avez fait le principal et que j'ay en vous parfaicte fiance.

Au surplus, Mess's, j'ay en toute dilligence envoyé Charpaignes à Thoulouze et Bourdeaulx pour fère publier, accepter et enregistrer es cours de Parlement lesdits traictez en ensuivant ce que celles de Paris et Rouen ont fait. Et après je les vous envoyeray pour les bailler, et recouvrer ceulx du roy d'Angleterre, actendant ce qui restera.

Au demeurant, je vousadvise que, par ce qui m'est dernièrement

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