‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 30 sur 225 · CONTRE-PROPOSITIONS ANGLAISES · texte numérisé non relu

CONTRE-PROPOSITIONS ANGLAISES

Clément Vil s'y ferait représenter par un Légat, l'Empereur par sa tante Madame Marguerite, le roi de France par sa mère et le roi d'Angleterre par le cardinal Wolsey (1). Cette manière de procéder était tout à l'avantage des Anglais : d'une part, elle impliquait le règlement préalable des différends anglo-français en Angleterre; de l'autre, elle écartait la médiation pontificale exercée à Rome par le Pape lui-même, à laquelle elle substituait une sorte de congrès européen, dont la présidence et la direction appartiendraient nécessairement à Wolsey. De la sorte, le but de la politique anglaise se trouverait atteint : la paix générale serait négociée et conclue sous l'arbitrage dissimulé, mais fort réel, du gouvernement anglais. — Ces ouvertures intéressées n'eurent d'ailleurs pas de suite (2'».

Nous voici parvenus à la date où furent ouvertes entre la France et l'Angleterre des négociations directes; ainsi qu'on le verra dans les pages suivantes, depuis deux mois déjà, des communications destinées à déterminer les conditions d'un rapprochement avaient été échangées entre les deux gouvernements. La mission de l'archevêque de Capoue ne peut être regardée comme étrangère à ces tentatives pacifiques ; si les instances de ce diplomate n'en furent pas la cause première, elles servirent au moins de prétexte à les poursuivre. Là est donc le terme de cette trop longue introduction.

Cl) Cf. Wolsey ;\ Clerk et Haiiuibal, 28 mai, St. Pap., vi,301; de Pleine à Charles V, 20 août, Lanz, 144; projet de traité accepté par Henri VIII, Berg., II, 680 (sous la date inexacte d'août 1524).

(2) Sur les négociations qui s'engagèrent à Rome à la suite de la mission de Capoue, cf. Buscn, Cardinal Wolsey, 60-61 et St. Ehses, Dec PoUtik Clemens VIL

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